Handicap: A Montpellier, bonheur communicatif pour le baptême de l'air

SOLIDARITE Vingt-cinq personnes en situation de handicap mental ou moteur se sont envolés avec l'Aéroclub de Montpellier, à l'aéroport de Fréjorgues...

Jerome Diesnis

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Un jeune effectue son baptême de l'air à Montpellier.
Un jeune effectue son baptême de l'air à Montpellier. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

« C’était trop bien ! Mais avec le vent, c’est normal que ça fasse un peu peur ? »

Heureuse, avec toute sa candeur, Elise a un sourire communicatif. A bord du Cessna, un petit avion de quatre places, elle vient de vivre l’une des plus belles expériences de sa vie. La jeune adolescente, déficiente mentale, était invitée à un baptême de l’air par l’aéroclub de Montpellier. Vingt-cinq personnes en situation de handicap (mental ou moteur) ont volé dans ces coucous, mis à la disposition par l’association.

« On pollue, on fait du bruit mais on a aussi un cœur »

Depuis sept ans, la structure basée sur l’aéroport de Montpellier (Hérault) reproduit cette initiative. « On fait du bruit, on pollue, mais c’est aussi une façon de montrer qu’on a aussi un cœur », précise Pierre Sartre, président de l’aéroclub et bénévole depuis 25 ans dans des associations œuvrant dans le monde du handicap.

« Dans la vie, on a pas mal d’avantages, reprend Pierre Sartre. On peut voler quand on le désire. Beaucoup de personnes n’ont pas cette chance. Alors c’est une façon, à notre niveau, de rendre un petit peu de la chance qu’on nous a donnés. C’est magnifique de voir ces gens sortir de l’avion avec le sourire. On est heureux à travers eux. »

Chaque année, les associations qui bénéficient de ces baptêmes de l’air sont différentes, afin de toucher le plus grand nombre de structures. Cette année, les associations membres de la structure APEI étaient de la fête. Emilie a apprécié. « C’était vraiment impressionnant, le décollage, quand ça secoue, confie-t-elle. J’étais déjà montée dans des avions plus gros pour aller à Paris et au Maroc, mais là ça n’a rien à voir. J’aimerais bien le refaire. » Et partir, peut-être, avec un souvenir. Emilie a flashé sur la chemise des membres de l’aéroport. « Vous croyez qu’on peut en ramener une ? »