Rentrée: Au cirque Gruss, les enfants d'artistes emmènent leur école sur les routes de France

RENTREE SCOLAIRE « 20 Minutes » a rendu visite aux dix-sept élèves, enfants d’artistes et de techniciens, qui suivent une scolarité à quelques pas du chapiteau Arlette-Gruss... 

Jérôme Diesnis

— 

Les enfants du cirque Gruss en pleine rentrée scolaire.
Les enfants du cirque Gruss en pleine rentrée scolaire. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse
  • Les enfants des employés du cirque Arlette-Gruss peuvent suivre une scolarité de la petite section au CM2.
  • La classe se fait dans une roulotte pour pouvoir suivre le chapiteau du cirque dans sa tournée.
  • L’enseignante, détachée de l’éducation nationale, s’est portée volontaire pour tenir cette classe unique, composée de 17 écoliers. 

Sur les murs, des affiches pour reconnaître les lettres, les chiffres ou encore la date du jour. Des tables, des chaises, une maîtresse, des casiers. La petite classe où sont scolarisés ces dix-sept enfants est comme les autres… ou presque.

>> A lire aussi : Dédoublement des classes de CP, évaluation des élèves... Tout ce qui change cette année

Ici, à quelques mètres à peine du grand tableau noir, les voisins sont des zèbres ou des lions. Et leurs parents, tous artistes ou techniciens du cirque Arlette-Gruss, dont le chapiteau s’élève au domaine de Grammont, à Montpellier (Hérault), jusqu’au 10 septembre prochain. Le 11, ils reprendront la route. Leur école avec.

« On vit au rythme du cirque »

Ils sont Russes, Colombiens ou Italiens… « On sert de traducteur parfois à la maîtresse », sourit Alexis, dont la maman est chanteuse et le papa, technicien en charge des lasers du cirque Gruss. Les élèves de cette classe à niveau unique, de la petite section au CM2, ont repris vendredi. Le lundi, ici, c’est jour de relâche. « On vit au rythme du cirque », explique l’enseignante de cette drôle de classe, Laurence Loeffler.

Détachée par l’éducation nationale, elle s’est portée volontaire après avoir vu un reportage. « Je voulais découvrir le monde du cirque, l’expérience d’une classe unique, m’enrichir d’autres cultures et d’autres façons de vivre », reprend-elle.

« C’est beaucoup mieux ici »

L’absence de collègues pour échanger, tout comme la masse de travail ne l’ont pas effrayée. « J’essaie de leur inculquer l’autonomie », note l’enseignante. Quitter sa famille, son cocon, vivre dans une caravane… Il faut avoir l’âme bohème. « Je suis heureuse d’avoir sauté le pas. J’apprends énormément au contact des enfants et des parents. »

>> A lire aussi : Pourquoi les sacs Eastpak sont-ils toujours les chouchous des collégiens ?

Les enfants adhèrent, eux aussi. Alexis, comme d’autres, a connu les écoles classiques. Celles qui n’ont pas de roues. « C’est beaucoup mieux ici ! », assure le jeune garçon.