Nîmes: Devant les conditions de vie en prison, une avocate attaque l’Etat

JUSTICE Une avocate nîmoise estime que la santé des détenus de la maison d’arrêt de la préfecture gardoise est mise en danger…

N.S.

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Un gardien de prison. Illustration.
Un gardien de prison. Illustration. — C. Villemain / 20 Minutes

Maître Khadija Aoudia a déposé plainte jeudi pour mise en danger de la vie d’autrui à la maison d’arrêt de Nîmes, où plusieurs des clients de l’avocate sont incarcérés. Selon Midi Libre, qui rapporte l’information, la citation vise le préfet du Gard, en tant que représentant de l’Etat.

En situation de surpopulation, cette prison est le cadre de violences et le manque d’hygiène est patent, relève Me Aoudia, qui évoque notamment la présence d’« un seul W-C pour quatre détenus » et « la possibilité de prendre seulement quatre douches par semaine ».

Un rapport sévère en 2012, non suivi d’effet

En 2012, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté avait rendu un rapport très sévère sur les conditions de vie dans cette maison d’arrêt. Mais le document n’a pas été suivi d’effets, regrette l’avocate, selon laquelle ce contexte « favorise et facilite les violences et la recrudescence de certaines pathologies mentales ».

Contactée par le quotidien régional, la préfecture du Gard n’a pas réagi de manière officielle, tout en assurant que le préfet avait déjà prévenu le gouvernement de la situation dans laquelle se trouve la prison de Nîmes.