VIDÉO. Louis Nicollin, un destin passionnel

HOMMAGE L’emblématique patron du MHSC est mort, jeudi, après un malaise cardiaque. « 20 Minutes » revient sur un parcours hors-norme d'un incroyable personnage...

Jerome Diesnis

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Louis Nicollin.
Louis Nicollin. — Vincent Damourette / Sipa

Aux yeux de tous, Louis Nicollin était d’abord l’emblématique patron du MHSC. Sa Paillade, la fille qu’il n’a jamais eue, comme il se plaisait à l’appeler, lui a donné ses plus belles émotions. Quarante-trois ans de passions, de coups de gueule, de cris, et de larmes. De joie, le plus souvent… Jusqu’au titre incroyable de champion de France en 2012. Une aventure commencée en 1974, lorsqu’il avait repris un club, qui vivotait en DH… L’époque où Colette, son épouse, beurrait les sandwiches à la buvette.

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« Loulou » est décédé ce jeudi soir à Nîmes, dans le Gard. Il fêtait ses 74 ans dans le restaurant de Michel Kayser à Garons lorsqu’il a été victime d’une crise cardiaque. Transporté à l’hôpital Carémeau, il est mort peu de temps après son admission.

Fidèle et généreux

Chez Loulou, surnom dont sa gouaille l’avait coiffé à la fin des années 80, tout était passionnel. Il caressait et cinglait avec la même fougue. Les engueulades avaient les accents de l’amour vache. Il avait le verbe fort qui froissait parfois les supporters, le milieu du foot français ou des associations de lutte contre l’homophobie.

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Les excès verbaux trahissaient sa vraie nature. Né à Valence, Lyonnais de cœur, puis Montpelliérain d’adoption, l’homme était entier, fidèle dans ses amitiés, envers ses proches. Fidèle et généreux… Il disait rarement non quand on le sollicitait. Et on le sollicitait énormément. Derrière le fort en gueule qui se moquait de son image, se cachait une âme sensible. Celle d’un homme ayant fait fortune dans les poubelles en valorisant la société que lui avait léguée son père. Mais qui n’a jamais fait que nourrir ses souvenirs d’enfant… Il avait fait du mas Saint-Gabriel, à Marsillargues, un musée à ciel ouvert.

Des rêves de gosse

Ses milliers de maillots, portés et offerts par les plus grands joueurs du monde, ses dizaines de médailles, de torches olympiques, les gants de Marcel Cerdan… mais aussi les coureurs miniatures ou encore les soldats de plomb veillaient sur ses rêves de gosse.

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Décédé le jour de son anniversaire, ce grand superstitieux avait pris du recul ces derniers mois sur le club et son entreprise, gérés par ses deux fils. Le futur stade portera son nom, a confié Philippe Saurel, le maire de Montpellier. A Colette sa femme, à ses enfants Laurent et Olivier, 20 Minutes présente ses sincères condoléances.