Gard: Le cri d’alarme des pilotes de Canadair

SECURITE Pour le principal syndicat Groupement aérien de la sécurité civile, le nombre de bombardiers d’eau en activité est insuffisant pour lutter efficacement contre les incendies cet été…

Jérôme Diesnis

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Un Canadair en action au-dessus d'un feu de forêt.
Un Canadair en action au-dessus d'un feu de forêt. — ANDER GILLENEA AFP
  • Le Syndicat national du personnel navigant de l'aéronautique civile estime que le nombre de bombardiers d’eau en activité est insuffisant
  • Il pointe l’incapacité, selon lui, de la société en charge de la maintenance des appareils de les livrer dans les délais

Le Syndicat national du personnel navigant de l’aéronautique civile, syndicat majoritaire du Groupement aérien de la sécurité civile, lance un cri d’alarme. Selon lui, les pilotes des bombardiers d’eau seraient dans l’impossibilité de d’assurer leurs missions en raison du manque d’appareils en état de voler.

« Aujourd’hui on n’est plus capable de maintenir la stratégie feu de forêt. Des pompiers au sol travaillent avec nous. L’année dernière déjà, il y avait eu des blessés et malheureusement un mort, alarme Stephan Le Bars, responsable du syndicat. On ne va pas travailler trois mois dans une situation dégradée. On devrait être serein, avoir toute la flotte pour aller au feu de manière opérationnelle. Il y a un problème. »

Le directeur de la Sécurité civile écarte tout risque

Cinq avions seraient actuellement cloués au sol pour maintenance. Deux autres ont été envoyés en renfort au Portugal pour tenter d’endiguer le gigantesque incendie qui a fait de nombreuses victimes. Sur les 23 de la base aéronautique, plus d’un quart de la flotte stationnée à Nîmes-Garons serait opérationnelle. « La société Sabena (en charge de la maintenance des appareils) est dans l’incapacité de nous sortir les avions à temps en accord avec le contrat opérationnel », reprend-il dans un communiqué envoyé aux rédactions.

Jacques Witkowski, préfet et directeur de la Sécurité civile et de la gestion des crises, assure que ces retards de maintenance « n’impactent absolument pas l’opérationnalité de la flotte ». Il estime « sur le dispositif national, Corse comprise » avoir « suffisamment d’avions pour réagir à tout ».