Hérault: Grosse grosse peur!... Une bergère prise en chasse par un loup

ANIMAUX Une habitante des Rives, un petit village à la limite de l’Hérault et de l’Aveyron, explique avoir été prise en chasse par un loup alors qu’elle gardait un troupeau de brebis après plusieurs attaques du prédateur...

Jerome Diesnis

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Photo d'illustration d'un loup, ici en 2012 à Saint-Leger-de-Peyre.
Photo d'illustration d'un loup, ici en 2012 à Saint-Leger-de-Peyre. — PHILIPPE HUGUEN / AFP
  • Une bergère explique sur France Bleu Hérault avoir été prise en chasse au milieu de son troupeau de brebis par un loup
  • L’animal n’aurait pas eu peur de la présence d’un être humain et se serait arrêté lorsque la bergère s’est mise à hurler alors qu’il se trouvait à une trentaine de mètres derrière elle

Une bergère aurait été prise en chasse vendredi par un loup dans l’Hérault, alors qu’elle gardait son troupeau de brebis sur la commune des Rives, à la limite géographique de l’Hérault et de l’Aveyron. C’est le témoignage que cette femme a livré sur les ondes de France Bleu Hérault ce jeudi.

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Une dizaine d’animaux appartenant au couple d’éleveurs avaient été tués ou blessés ces dernières semaines. « Pour les protéger, on a donc pris le parti de surveiller nos bêtes dix heures par jour. On nous avait assuré que la simple présence humaine ferait que le loup ne se montrerait pas », explique-t-elle à la radio.

« J’étais dans son tableau de chasse »

Alors qu’elle se trouvait au milieu du troupeau, le canidé aurait surgi vendredi matin. « J’ai poussé des cris pour essayer de le faire fuir. Mais il était en train de chasser et ma présence ne le gênait absolument pas ». Prenant la fuite avec ses animaux qui s’étaient regroupés autour d’elle, elle explique s’être rapidement retrouvée en fin de troupeau, le loup à ses trousses. « Je ne dis pas qu’il m’attaquait, mais j’étais dans son tableau de chasse, j’étais au mauvais endroit au mauvais moment. Je me disais, il ne fait pas la différence, il va s’en prendre au plus faible et la plus faible c’était moi qui courais moins vite que mes brebis, raconte la bergère. J’ai eu très peur qu’il ne s’en prenne à moi. Il était à moins de trente mètres. J’ai hurlé et il s’est arrêté net. Il a eu un moment d’hésitation et s’est retourné ».

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La bergère en a été quitte pour une belle frayeur. Elle ne se sent plus en sécurité avec la présence de l’animal à proximité. « Il faut arrêter de dire qu’il s’agit d’un animal qui craint l’humain. Ce que j’ai vécu ne correspond pas à ce qu’on entend sur les habitudes du loup. Il s’adapte. Il faut mettre en garde les bergers », s’alarme-t-elle.

Selon les dernières estimations del’Office national de la chasse et de la faune sauvage, environ 360 loups étaient présents à la sortie de l’hiver sur le territoire français. Ils sont répartis dans 57 zones de présence permanente. Des traces de la présence de l’animal avaient été découvertes cet hiver en Lozère, sur le Mont Aigoual (dans le Gard et la Lozère) ou sur le plateau du Larzac.