Montpellier: C'est quoi ces bus «à haut niveau de service» qui vont débarquer en ville?

TRANSPORTS La métropole bouscule son schéma de transports, en mettant notamment en place des voies réservées…

Nicolas Bonzom

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Un bus, à Montpellier.
Un bus, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse
  • La métropole de Montpellier réinvente son réseau de bus.
  • Trois lignes « à haut niveau de service » vont être mises en place.
  • Ces lignes pourront emprunter des voies réservées.

La métropole de Montpellier offre un véritable lifting à son réseau de bus. Si le schéma actuel sera conservé (avec quelques ajustements cependant dans certains quartiers) des lignes « à haut niveau de service » sont attendues d’ici 2020. « Cinquante kilomètres supplémentaires vont être desservis », souligne son président, Philippe Saurel, qui entend s’attaquer à la congestion qui paralyse certains coins du territoire.

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Ces trois nouvelles lignes de bus (pour commencer) assureront une fréquence plus importante, sur une amplitude horaire élargie. Et circuleront sur des voies réservées sur certains axes de la ville où les bouchons sont légion. Une première à Montpellier.

Gagner du temps… et de l’argent

« Cela ne sert à rien que les bus soient dans les bouchons, explique le maire divers gauche. Si nous dégageons des espaces sacralisés sur lesquels ils pourront circuler, nous gagnons beaucoup de temps. » Et donc des recettes supplémentaires. Qui seront réinjectés « dans le réseau secondaire, vers les villages », promet Philippe Saurel.

Si le projet dévoilé mercredi est très loin du modèle nîmois, où les tram’bus ont droit à d’immenses voies aménagées, la métropole prévoit tout de même des travaux, notamment sur l’avenue Mendès-France ou la rue Becquerel, pour mettre en place des espaces, où seuls ces bus d’un nouveau genre auront le droit de rouler.

Des trajets « structurants » pour compléter le réseau

La 1ère ligne desservira la zone d’emploi du Millénaire, de la place de l’Europe à Notre-Dame de Sablassou, et sera étendue dans un second temps jusqu’aux communes de Castries, voire Sommières, en s’appuyant sur l’ancienne voie ferrée. La 2ème assurera la liaison entre Charles-de-Gaulle à Castelnau-le-Lez et l’arrêt Sabines. Et la 3ème passera à Euromédecine, à Alco et aux Cévennes depuis les jardins du Peyrou.

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Les travaux doivent démarrer en 2018, pour une mise en service avant 2020 pour certaines de ces lignes. Le coût des travaux est estimé à 30 millions d’euros environ.

Ces lignes seront complétées par des trajets « structurants » assurés par des bus traditionnels, des Hauts-de-Massane à Albert-1er par l’avenue du Père-Soulas, de La Martelle à Estanove par Figairasse et l’avenue de Toulouse, de Cournonsec à Lavérune, de Prades le Lez à la future ligne 5 du tramway, ou vers le quartier Ovalie.