VIDÉO. On a testé la nouvelle autoroute A9 et on a géré comme des chefs

TRANSPORTS « 20 Minutes » a fait Montpellier/Nîmes et Nîmes/Sète en voiture, mercredi…

Nicolas Bonzom
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On a fait Montpellier-Nîmes et Nîmes-Sète, ce mercredi.
On a fait Montpellier-Nîmes et Nîmes-Sète, ce mercredi. — N. Bonzom / Maxele Presse

A 20 Minutes, on a voulu la tester, cette nouvelle A9, qu’on nous promet depuis plus de dix ans. Alors on a embarqué mercredi dans la voiture d’Ornella, 26 ans, qui fait tous les jours l’aller-retour de Montpellier à Nîmes, histoire d’assouvir un peu notre curiosité, quelques heures après l’ouverture de l’autoroute dans les deux sens…

Démarrage du périple à Montpellier-Ouest, en direction du Gard. On atterrit sur l’ancienne A9, rebaptisée A709, un boulevard urbain gratuit (gratuit !) dédié au flux local, qui pourrait bien simplifier les trajets quotidiens des habitants de la métropole.

On a pris la nouvelle A709... et les camions ont quasiment tous disparu !
On a pris la nouvelle A709... et les camions ont quasiment tous disparu ! - N. Bonzom / Maxele Presse

« C’est bien plus fluide maintenant »

Immédiatement, cela saute aux yeux : « Et les camions, ils sont où ? » Sur l’A709, les poids lourds, dont la cohabitation était parfois compliquée avec les voitures, ont presque tous disparu… La plupart ont choisi l’A9, à Saint-Jean-de-Védas, et ont filé vers Nîmes. Il ne reste que ceux qui desservent Montpellier, et peut-être aussi… ceux qui ont pris la mauvaise autoroute. « Il m’arrivait souvent d’avoir peur quand je m’insérais, cela change énormément, s’exclame notre conductrice. C’est bien plus fluide maintenant… »

Peu après la sortie montpelliéraine 29, vers le Zénith-Sud, les deux autoroutes s’entremêlent. Devant nos yeux, il y a désormais douze voies. « C’est impressionnant ! »

Les quatre axes s'entremêlent... douze voies au total !
Les quatre axes s'entremêlent... douze voies au total ! - N. Bonzom / Maxele Presse

« Ah, le retour des files de camions »

Baillargues approche. On nous propose deux choix, prendre sur la droite pour rejoindre la N113 ou filer sur l’A9. On prend un ticket au nouveau péage, qui remplace la vieille barrière de Gallargues. « Peut-être de quoi dire adieu aux terribles bouchons à Gallargues ! » On accélère un peu. A 90 km/h jusqu’ici, un panneau 130 km/h fait son apparition. Et… les camions aussi. « Ah, le retour des files de camions sur deux voies ! », gronde-t-on dans la voiture, qui amorce un dépassement difficile…

Arrivés à Nîmes à bon port, demi-tour. On repart vers l’Hérault… Et c’est à hauteur de la commune de Saint-Aunès que les choses se précisent : direction la nouvelle autoroute A9 pour les usagers qui ne souhaitent pas sortir à Montpellier, l’A709 pour les autres. On reste à gauche, histoire d’aller rouler sur les nouvelles voies, même si cela n’intéresse pas beaucoup notre conductrice. Nous voilà sur la toute nouvelle A9, flambant neuve.


« C’est juste une habitude à prendre »

Prochaine sortie, Sète. Avec un avantage de taille qui devrait bénéficier à ceux qui traversent le Sud par l’A9 : jusqu’à l’Île singulière, il n’y a aucun péage pour nous ralentir.

« Bon, finalement, ce n’est pas si compliqué, c’est juste une habitude à prendre », témoigne Ornella. Quant à savoir si cette nouvelle organisation tiendra toutes ses promesses, notamment au niveau des embouteillages, il faudra sans doute attendre un peu… Les grands chassés-croisés de l’été, notamment, seront un test grandeur nature. Mais dans notre petit périple mercredi, on n’y a vu que des avantages.