Gard : L’abattoir de la honte repris par les éleveurs

ANIMAUX L’abattoir du Vigan, au cœur d’un énorme scandale après la diffusion d’images de maltraitance animale diffusées par le collectif L214 va être repris par les éleveurs eux-mêmes et devrait rouvrir ses portes dans le courant du mois d’août...

Jérôme Diesnis

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L'abattoir du Vigan, fermé à titre conservatoire par le procureur d'Alès, le 23 février 2016
L'abattoir du Vigan, fermé à titre conservatoire par le procureur d'Alès, le 23 février 2016 — BORIS HORVAT AFP
  • L’abattoir du Vigan avait été l’objet d’un scandale après la diffusion d’images de maltraitance animale par l’association L214
  • Un salarié a été condamné à de la prison avec sursis
  • Fermé depuis février 2016, il va rouvrir dans le courant du mois d’août. C’est un collectif d’éleveurs qui va désormais le gérer et se charger personnellement de l’abattage des animaux selon les règles sanitaires en vigueur.

L’abattoir du Vigan va être repris par un collectif d’éleveurs. L’établissement avait été au cœur de l’actualité après la mise en ligne en février 2016 de vidéos par l’association L214 dénonçant les brutalités de membres du personnel sur les animaux. Il était fermé depuis.

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Lors du procès qui s’est tenu les 23 et 24 mars, un salarié a été condamné à huit mois de prison avec sursis, avec l’interdiction d’exercer dans un abattoir pendant cinq ans. Il devra également verser 600 euros d’amende et 600 euros à chaque partie civile. La Communauté de communes du Pays Viganais avait écopé de cinq amendes de 750 euros.

Bail de 18 ans pour un euro symbolique

La reprise par les éleveurs doit permettre la reprise de l’activité d’ici au mois d’août. Le collectif a signé un bail de 18 ans pour un euro symbolique avec l’intercommunalité, propriétaire des lieux. « Nous allons nous-même abattre nos animaux, détaille le président du collectif, Stéphane Tiry, éleveur de vaches Aubrac à Esparon. Les économies réalisées sur le loyer et les frais de personnel permettront de réaliser des investissements éventuellement nécessaires sur le matériel. C’est la raison pour laquelle on est sereins sur le bon fonctionnement de cet abattoir. »

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La chambre d’agriculture devait également entrer dans ce collectif.