Languedoc-Roussillon: Plus d'un lycéen sur cinq ressent un climat d'homophobie

LGBT Une étude a été publiée ce mercredi par l'association montpelliéraine Angel...

Nicolas Bonzom

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Illustration de tenues vestimantaires de lycéens à Nice.
Illustration de tenues vestimantaires de lycéens à Nice. — BEBERT BRUNO/SIPA

« La situation est alarmante. Il faut réagir », s’exclame Yann Idriss Salehi, le président d’Angel. L’association montpelliéraine, qui apporte son aide depuis 1997 les jeunes homosexuels, bisexuels et transexuels victimes de discriminations, a dévoilé ce mercredi une étude sur l’homophobie en milieu scolaire : 2.258 lycéens de dix établissements de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales ont été questionnés.

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Selon cette enquête, dont les résultats ont été analysés par Raphaël Trouillet, maître de conférences en psychologie clinique à la faculté Paul Valéry, 20,6 % des lycéens interrogés disent ressentir un « climat d’homophobie » au sein de leur établissement.

Des interventions dans les lycées

Angel pointe du doigt d’autres chiffres plus alarmants encore : 21,3 % se disent témoins quotidiennement d’une moquerie à caractère homophobe, 17,4 % évoquent des insultes, 4,3 % de « rejet » ou de « mise à l’écart » en raison de la sexualité de leurs camarades, et 2 % évoquent des agressions physiques régulières dans leurs lycées.

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« Il faut que les pouvoirs publics se saisissent de ce fléau, confie Yann Idriss Salehi. Nous souhaiterions que des associations, comme la nôtre, puissent intervenir plus fréquemment au sein des établissements scolaires, auprès des élèves, et des équipes pédagogiques, pour les sensibiliser à ces problèmes qui sont importants. »

Une nouvelle étude sera lancée en 2019 par l’association Angel. Elle devrait notamment permettre de suivre l’évolution du fléau de l’homophobie dans les lycées.