VIDEO. Montpellier: On a percé le secret de l'usine de café de Lavérune

ECONOMIE « 20 Minutes » a visité le site, qui fabrique les produits Carte Noire pour toute la France...

Nicolas Bonzom

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Tous les produits de la marque Carte Noire sont fabriqués à Lavérune.
Tous les produits de la marque Carte Noire sont fabriqués à Lavérune. — N. Bonzom / Maxele Presse

A Lavérune, dans l’Hérault, difficile de passer à côté de la douce odeur de café qui flotte dans l’air. Depuis 1969, la commune de 2.900 habitants de l’ouest de Montpellier abrite l’une des usines d’or noir les plus importantes sur le marché hexagonal.

C’est ici, sur quelque 11.000 m2, que la marque Carte Noire fabrique la totalité de ses produits, café traditionnel ou dosettes. 20 Minutes a pu pénétrer sous l’immense silo qui surplombe le paysage pour tenter de percer le secret de fabrication du petit noir.

L'usine de Lavérune et son célèbre silo.
L'usine de Lavérune et son célèbre silo. - N. Bonzom / Maxele Presse

Un investissement de 16 millions d’euros

Depuis le mois de mars 2016, exit Jacques Vabre et les cafés Grand-Mère. Depuis l’acquisition de Carte Noire par les Italiens de Lavazza, véritable star du café dans le monde avec un chiffre d’affaires de 1,9 milliard d’euros en 2016 (+ 29 % par rapport à 2015), l’infrastructure héraultaise ne conçoit à Lavérune que le café de son nouveau bébé, 1ère marque en France avec environ 4 milliards de tasses servies tous les ans.

A Lavérune, l’arrivée du géant turinois a notamment permis de moderniser considérablement l’usine, qui était, au départ, installée dans le centre-ville de Montpellier, près de la gare Saint-Roch. « A l’époque, quand une nouvelle ligne de conditionnement arrivait à l’usine, c’était un véritable événement, confie Hervé Vivies, le responsable technique, qui travaille à l’usine depuis 37 ans. L’année dernière, on en a vu débarquer quatre d’un coup. » Un investissement « colossal » de 16 millions d’euros, « dont on n’avait pas l’habitude auparavant », souligne Philippe Maillard, le directeur de l’usine, qui emploie une équipe de 133 employés. Autant qu’avant l’arrivée de Lavazza.

A « 100 % » en énergie verte

Tous les jours, entre 70 et 75 tonnes de café sont conçues à Lavérune, à partir des cerises d’arabica venues du Brésil, de Colombie, ou du Honduras. Depuis la salle des machines, l’un des lieux ultra-secrets de l’usine, une poignée de salariés ont le goût du café entre leurs mains. Tout est contrôlé : la durée de torréfaction, 10 minutes pour un café « rond » ou 3 minutes à peine pour un café corsé, la granulométrie, la couleur…

L'un des 133 salariés de l'usine de café de Lavérune.
L'un des 133 salariés de l'usine de café de Lavérune. - N. Bonzom / Maxele Presse

« Régulièrement, des échantillons sont prélevés pour tester si tout se passe bien », note Hervé Vivies. Le café emprunte ensuite de petits tapis roulants pour être conditionné en paquets ou en dosettes, avant d’être expédié aux quatre coins de France. Et tout ça, ça marche à « 100 % » en énergie verte, se félicite la marque. Les pellicules de grains de café, qui ne sont pas utilisées pour la production, ne sont notamment pas jetées à la poubelle, mais transformées en engrais et données à des agriculteurs du coin.