VIDEO. Basket: Gaëlle Skrela, au nom du père… et du frère

BASKET La Montpelliéraine du BLMA, issue d’une famille d’internationaux de rugby, s’est construit un solide palmarès à force de travail. Elle dispute avec Lattes-Montpellier la série finale du championnat de France contre Villeneuve d’Ascq…

Jerome Diesnis

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Gaëlle Skrela a déjà gagné six titres avec Lattes-Montpellier.
Gaëlle Skrela a déjà gagné six titres avec Lattes-Montpellier. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse
  • Lattes-Montpellier et Villeneuve d’Ascq disputent les troisième et quatrième matchs de la finale du championnat de France ces mercredi et vendredi dans le Nord
  • Fille de Jean-Claude et sœur de David, Gaëlle Skrela a bâti un solide palmarès avec Lattes-Montpellier
  • Elle va prendre sa retraite à l’issue de la saison
  • La Montpelliéraine a passé treize saisons sous le maillot du BLMA, où elle a grandi en même temps que le club

Lattes-Montpelier (BLMA) se rend à Villeneuve d’Ascq ce mercredi pour la troisième manche de la finale du championnat de France de basket féminine. Les deux équipes sont à égalité une manche partout après les deux premières rencontres disputées dans l’Hérault.

Pour la capitaine du BLMA, Gaëlle Skrela, cette série est la dernière avant le début d’une autre vie. La fin d’une carrière sur les parquets avant de devenir kiné, elle qui a préparé de longue date sa reconversion, diplôme en poche.

« Je n’avais pas de talent. Ou plutôt si, le talent de travailler »

Cette série finale est l’épilogue d’une longue et belle carrière. Et pourtant, rien ne prédestinait la capitaine de Lattes-Montpellier à connaître une telle longévité. Ni son profil de joueuse appliquée, grosse défenseuse, mais pas franchement brillante. Ni sa venue, à l’été 2004, dans ce qui était, alors, un petit club sans palmarès. Rien, si ce n’est ce caractère hors pair, cet esprit stakhanoviste qui lui a permis de se construire un très beau palmarès.

« Si on m’avait dit que j’aurais fait cette carrière en arrivant ici… Jamais je ne l’aurais pensé. Je n’avais pas de talent, reconnaît-elle. En fait, je n’en avais qu’un, de travailler… J’ai joué au basket parce que j’étais capable de courir longtemps et de défendre longtemps. »

« Le rêve d’un entraîneur de pouvoir s’appuyer sur une joueuse comme elle »

Depuis, la fille de Jean-Claude et sœur de David a largement contribué à gonfler le palmarès familial, qui penchait exclusivement vers le rugby : la Toulousaine a conquis deux titres de championne de France et quatre Coupe de France. Et deux médailles d’argent aux championnats d’Europe sous le maillot bleu. « C’est une fille en or. La joueuse d’équipe à tout faire dont rêve n’importe quel entraîneur, souligne son futur ex-coach Valéry Demory. Capable de scorer, de défendre, de donner son cœur. »

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Au fil des années, elle est devenue bien plus qu’une grande défenseuse, à force de se rajouter du taf supplémentaire après les entraînements. Au point de toucher, à presque 30 ans, son plus grand rêve : l’équipe de France, en 2013. Elle ne la plus quittée depuis et devrait terminer sa carrière lors des championnats d’Europe cet été. Gaëlle Skrela, où l’exemple vivant des vertus de la patience et du travail.