Gard: Pour soutirer de l’argent aux entreprises, il faisait croire qu’il connaissait des ministres

JUSTICE Un mandat d’arrêt a été délivré comme cet homme, condamné à 18 mois de prison…

N.B.

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Illustration: Justice, loi.
Illustration: Justice, loi. — Patrick Semansky/AP/SIPA

Un mandat d’arrêt a été délivré à l’encontre d’un homme de 48 ans, par le tribunal correctionnel de Nîmes. Il doit purger une peine de 18 mois de prison ferme pour des escroqueries, commises entre 2010 et 2012, rapporte Objectif Gard.

Cet ancien conseiller municipal d’une petite commune faisait croire à ses interlocuteurs qu’il fréquentait des pointures du monde politique, notamment Nicolas Sarkozy.

Fausses cartes de visite, fausses conversations téléphoniques…

Certains dirigeants d’entreprises, indique le site d’actualité, voyaient ainsi en lui un lien privilégié pour obtenir des marchés. L’homme se faisait verser de fortes sommes pour son « lobbying ». Mais en réalité, il ne connaissait personne.

Faux papiers avec un en-tête du ministère des finances, fausses conversations téléphoniques avec des ministres… L’homme, amateur de belles voitures, aurait usé de tous les stratagèmes pour séduire ses victimes. A son domicile, où il vivait avec sa mère, de fausses lettres, de fausses cartes de visite ou de faux mots de remerciement venus des hautes sphères de la République ont été retrouvés par les enquêteurs.