Beaucaire: La peine de l’enseignante poursuivie par le maire FN alourdie en appel

JUSTICE Le tribunal correctionnel de Nîmes a aggravé en appel la peine infligée à l’enseignante condamnée pour injure envers le maire FN et son adjoint, qu’elle avait qualifiés de « membres d’un parti xénophobe »…

Jérôme Diesnis
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Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire
Julien Sanchez, le maire FN de Beaucaire — APERCU/SIPA
  • L’enseignante avait qualifié le maire FN et l’un de ses adjoints de membre d’un parti xénophobe
  • En première instance, elle avait été condamnée à 300 euros d’amende. Elle devra s’acquitter d’une somme cinq fois plus importante
  • Egalement poursuivi par l’enseignante, le maire Julien Sanchez avait été relaxé en appel

Une enseignante de Beaucaire a été condamnée à 1.500 euros d’amende en appel par le tribunal correctionnel de Nîmes, 4.000 euros de remboursement des frais de justice aux élus de Beaucaire et 1.500 euros de dommages et intérêts à chacune des deux parties civiles. En première instance, les juges lui avaient infligé une amende de 300 euros d'amende, 2.000 euros de remboursement des frais de justice et 1 euro de dommages et intérêts à chaque partie civile.



Le 17 juin 2014, cette prof syndiquée à la CGT, avait traité le maire de Beaucaire Julien Sanchez et Stéphane Vidal, son adjoint, de « membres d’un parti raciste et xénophobe ».

Il s’agissait du premier conseil d’administration du lycée professionnel Paul-Langevin, dans lequel siégeaient les représentants de la majorité Front national, fraîchement élus à la mairie de cette commune du Gard.

Poursuivi de son côté, Julien Sanchez avait été relaxé

Face au boycott d’une partie des enseignants à ce conseil d’administration, l’équipe municipale avait évoqué « quelques syndicalistes sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires […] dont le comportement n’a rien à envier à celui de racailles ». L’enseignante avait poursuivi Julien Sanchez pour injures. Condamné en première instance, il avait été relaxé en appel.