Nîmes: Un homme jugé pour le meurtre d'une joggeuse en janvier 2013

JUSTICE « 20 Minutes » fait le point sur cette affaire, qui avait suscité un émoi considérable…

Nicolas Bonzom
— 
Illustration: Justice, loi.
Illustration: Justice, loi. — Patrick Semansky/AP/SIPA
  • Un Anglais est accusé d’avoir agressé sexuellement et tué une mère de famille.
  • Le procès débute ce jeudi, et le verdict est attendu vendredi.

Un homme est jugé devant les assises du Gard à partir de ce jeudi pour le meurtre d’une mère de famille, tuée le 24 janvier 2013. Le verdict de cette affaire, qui avait provoqué un émoi considérable partout en France, est attendu vendredi. 20 Minutes fait le point.

Que s’est-il passé le 24 janvier 2013 ?

En pleine nuit, le corps sans vie d’une mère de famille est retrouvé par le chien des policiers dans le quartier de Courbessac, à Nîmes, près du cimetière. Le cadavre avait été soigneusement caché derrière des buissons. Quelques heures plus tôt, l’alerte avait été donnée à la police par le mari de la victime. La Gardoise n’avait plus donné signe de vie depuis son départ pour aller chercher ses enfants à l’école, qui a téléphoné à son compagnon : ils n’ont vu personne, sur le perron de l’établissement.

L’enquête permettra de démontrer les conditions atroces de ce meurtre : la victime a été égorgée, elle porte des coups au visage, et elle aurait été agressée sexuellement.

Qui est l’accusé ?

Plusieurs témoins, dont des élèves de l’école nationale de police, présente non loin du lieu du meurtre, permettront aux policiers d’identifier un suspect, après quatre jours d’intense enquête. Certains avaient aperçu ce jour-là un homme courir avec un pantalon visiblement sale. Confondu par un portrait-robot, un ressortissant anglais de 36 ans est interpellé. Il présente des blessures, au visage et aux mains. Aux enquêteurs, il assure qu’il s’est blessé en réparant une clôture. Mais ses explications sont floues.

Dans son habitation, des cutters qui pourraient ressembler à ceux qui ont été utilisés lors du meurtre sont retrouvés. Des analyses ADN finiront par identifier formellement l’homme comme le principal suspect de l’horrible crime, qui a provoqué un émoi considérable à Nîmes et partout en France. Lui, de son côté, ne reconnaît pas les faits.