«Koh-Lanta»: «Celui que l’on a vu à la télévision, ce n’est pas moi», confie Yves, éliminé vendredi

TELEVISION L’Héraultais de 50 ans revient sur son aventure au Cambodge, marquée par de nombreuses tensions…

Nicolas Bonzom

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Yves de Koh-Lanta.
Yves de Koh-Lanta. — PHILIPPE LE ROUX/ALP TF1
  • Yves a été éliminé vendredi par l'équipe des bleus à Koh-Lanta.
  • L'Héraultais assure qu'il n'est pas celui que l'on a vu vendredi à la télévision.

Il restera parmi les candidats qui ont marqué Koh-Lanta. « Râleur » selon certains, « parano » selon d’autres, Yves a quitté l’émission vendredi après un conseil des plus tendus. A l’écart dans sa propre équipe, l’Héraultais de 50 ans a notamment fait grincer des dents ses coéquipiers en affichant un panneau « Trahison » sur sa cabane.

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Mais à 20 Minutes, Yves assure qu’il n’est pas celui que des millions de téléspectateurs ont vu à la télévision depuis quelques semaines sur TF1… Le commercial de Frontignan, ancien rugbyman à XIII à Montpellier, père de trois filles, se confie.

Pourquoi toutes ces tensions avec le reste de l’équipe bleue ?

Tout simplement, je savais que c’était moi qu’il allait sortir de l’aventure. On me l’avait clairement dit. Je n’avais pas envie de faire la fête et de rigoler avec des candidats qui voulaient m’éliminer. Peut-être que, parfois, l’attitude a été extrême, mais je me suis senti blessé. Ils voulaient mon départ, c’est devenu des ennemis.

Quand vous avez regardé l’émission, qu’est-ce que vous vous êtes dit ?

Je me suis dit que ce n’était pas moi ce gars à la télévision. Je ne me suis pas du tout reconnu… La personne que j’ai vue, ce n’est pas moi… Après, c’est sûr, c’est une émission de télévision… Cela peut peut-être venir de la manière dont on me monte. Par exemple, je suis allé plonger, j’ai ramassé des bulots, et des oursins, on ne le voit pas. On dirait que je ne fais que dormir et me plaindre… Dans la vie de tous les jours, je ne suis pas du tout comme ça. Je suis râleur, d’accord, mais pas autant.

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Qu’est-ce que l’aventure vous a apporté personnellement ?

J’ai appris à prendre sur moi. Car lors des coups de gueules, j’aurais pu aller beaucoup plus loin, croyez-moi ! Sinon, participer à Koh-Lanta m’a surtout conforté dans l’idée qu’il ne faut jamais rien lâcher. Tout le monde me voyait sortant, à chaque conseil, et je suis, malgré tout, parvenu jusqu’ici. Il y a toujours un espoir dans la vie.

Avant de partir à Koh-Lanta, vous appreniez la maladie de votre compagne, confiez-vous à 20 Minutes en mars. Cela vous a pesé ?

Au début de l’aventure, c’était très dur. J’ai culpabilisé de ne pas être là, à ses côtés. Mais c’était un choix commun… Elle m’a dit « Vas-y, c’est ton aventure, cela fait quinze ans que tu l’attends ! » C’est fait. Maintenant, je suis avec elle. Et rassurez bien vos lecteurs : le Yves que l’on a vu à la télévision, ce n’est pas le Yves de tous les jours. Mes proches, et les gens, que je croise au quotidien, avec qui je fais des selfies, avec qui je discute, le savent bien. Tout est un peu exagéré.