Présidentielle: A la plage, on a rencontré ceux qui n'en ont plus rien à faire des élections

ELECTION En ce dimanche de 1er tour, «20 Minutes» est allé faire un tour à Palavas-les-Flots, dans l'Hérault…

Nicolas Bonzom
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N. Bonzom / Maxele Presse

Il faisait beau dimanche après-midi, à Palavas-les-Flots, dans l’Hérault. Grand soleil et plus de 20°C sur le sable. Amateurs de bronzette et de beach-volley étaient très nombreux sur la plage du centre-ville, où la saison a visiblement bien commencé.

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Et si certains avaient glissé leur bulletin dans l’urne avant d’aller se dorer la pilule au soleil, d’autres avaient laissé leur case d’émargement bien vide… « Voter ? Mais pourquoi ? », s’interroge l’un d’eux, à peine ironique, en pleine partie de raquettes.

« J’ai le sentiment que ma voix ne comptera pas »

Dimanche, la majorité des abstentionnistes que 20 Minutes a rencontré n’avait pas participé au 1er tour de la présidentielle pour une question de procuration oubliée, ou d’éloignement de la région d’origine. Mais d’autres n’en n’ont plus rien à faire…

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« Aller voter, je n’ai pas le temps, assène Aymeric, un jeune cuisinier venu à la plage en famille. Et puis, à quoi bon ? Aucun des candidats n’en vaut la peine. » Non loin de lui, Benoît, 39 ans, mange un sandwich en regardant l’horizon. Ancien bénéficiaire du RSA, ce Montpelliérain vient tout juste de retrouver un emploi dans un restaurant. « J’ai le sentiment que ma voix ne comptera pas, assure ce trentenaire. Quoi qu’il arrive, les riches seront plus riches et les pauvres plus pauvres… Ça ne m’intéresse plus. »

Un jeune homme n’en a « plus rien à faire de toutes ces histoires »

Pour certains, les affaires et les polémiques qui ont « pourri » la campagne ont fini de les convaincre « de ne plus voter ». « Nous, on galère, reprend une jeune femme. Et eux, ils font n’importe quoi avec l’argent du contribuable. Ça ne m’intéresse plus. Tout ce cirque, ce sera sans moi. » Assis sur le bord de la plage, un autre confie n’en avoir « plus rien à faire de toutes ces histoires ». « On essaie d’être heureux, on ne pense plus à ça. »

Jacques, de son côté, est convaincu que de voter « à gauche, à droite, au centre ou n’importe où » n'est pas utile. Et voter blanc, « ça ne sert à rien », souffle-t-il. Alors il ne vote plus… Comme Ornella, 35 ans. « Pff… Je n’ai plus confiance », confie-t-elle.