Montpellier: L'hôtel Montcalm, futur quartier général de l'art contemporain

CULTURE Le MoCo, nouveau lieu d'exposition en centre-ville, ouvrira à l'été 2019...

Nicolas Bonzom

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L'hôtel Montcalm à Montpellier.
L'hôtel Montcalm à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

C’est un bâtiment d’exception, sorti de terre entre les XVIe et XVIIe siècles, niché entre la gare et la place de la Comédie, à Montpellier. Un lieu qui aurait dû accueillir, selon la volonté de Georges Frêche, un musée « de la présence française en Algérie », mais pour qui Philippe Saurel (divers gauche) a eu d’autres ambitions.

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Avant l’été 2019, l’hôtel Montcalm accueillera le MoCo, pour Montpellier Contemporain. Un nouveau musée d’art contemporain, le Beaubourg de Montpellier, qui sera dirigé par Nicolas Bourriaud, qui fut l’un des fers de lance du nouveau Palais de Tokyo, à Paris, et présidé par la célèbre styliste et créatrice de mode Vanessa Bruno.

Un « musée des musées »

« L’art contemporain était jusqu’ici le maillon faible des arts à Montpellier », reconnaît Philippe Saurel, pour qui le MoCo doit aider à élever la capitale héraultaise comme une « destination culturelle européenne ». « Nous allons vers une rupture avec les modèles déjà existants, confie Nicolas Bourriaud. Ce sera une sorte de « musée des musées ». Nous pas de collections permanentes. Le musée accueillera des collections privées et publiques du monde entier. » Des partenariats avec le MuCEM de Marseille ou le musée de Lodève sont à l’étude. Et du street-art, ce n’est pas exclu. « L’art contemporain, c’est l’art qui se fait en ce moment, reprend le directeur. Donc, oui. »

Il reste encore quelques travaux de réhabilitation à l'hôtel Montcalm avant l'ouverture en 2019.
Il reste encore quelques travaux de réhabilitation à l'hôtel Montcalm avant l'ouverture en 2019. - N. Bonzom / Maxele Presse

Mais le MoCo, ce sera également un nouveau lieu de vie pour les Montpelliérains. « L’idée, c’est un endroit où l’on est sûr de passer un bon moment quand on vient », souligne Philippe Chiambaretta, l’architecte du projet, qui va travailler « par acupuncture » pour rendre le lieu, ancien bâtiment militaire, « magique et attrayant ».

Un café, un restaurant…

Sur les quelque 3.150 m2 de l’hôtel Montcalm (dont 2.300 m2 sont exploitables), le musée devrait accueillir bien sûr des salles d’exposition sur trois niveaux, mais aussi un « jardin poétique », déjà existant, une école de formation artistique, un restaurant, ou encore un café, « avec une grande table autour de laquelle l’on pourra se rencontrer ». Dans la cour, célébrations et événements pourraient être organisés.

Au total, cet EPCC (établissement public de coopération culturelle), qui sera effectif en juillet prochain, nécessite 22,5 millions d’euros d’investissement. Quant au prix de l’entrée, payant ou gratuit, « nous verrons », souligne Philippe Saurel.