Montpellier: Avec le passage à la métropole, les festivals du domaine d'O se disent «sereins»

CULTURE Dans le cadre de la loi NOTRe, le département a laissé la partie nord de l’infrastructure à la collectivité montpelliéraine…

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Le Printemps des Comédiens, Arabesques et les Folies d'O se déroulent au domaine d'O (illustration).
Le Printemps des Comédiens, Arabesques et les Folies d'O se déroulent au domaine d'O (illustration). — N. Bonzom / Maxele Presse

Arabesques, le Printemps des comédiens, les Folies d’O… Chaque printemps, au domaine d’O, ces festivals contribuent au rayonnement culturel de Montpellier. Oui mais voilà. La loi NOTRe (« Nouvelle organisation territoriale de la République ») a mis son nez dans la répartition des compétences des collectivités, en prévoyant le transfert d’au moins trois d’entre elles des départements vers les métropoles, en plus de la voirie.

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Dans l’Hérault, le fonds de solidarité pour le logement (FSL), le fonds d’aide aux jeunes en difficultés (FAJ) et la culture sont concernés par ce changement de crémerie.

Le département continue à financer

Côté culture, les équipements du nord du domaine et l’Epic, l’Établissement public industriel et commercial, qui gère les infrastructures, seront désormais gérés directement par la métropole à partir de 2018. Les festivals doivent-ils pour autant craindre pour leur avenir ? Non, assure-t-on à la métropole, qui va maintenir l’ensemble des festivals pour élargir l’offre culturelle de la ville. « Une offre culturelle d’immense qualité, unique en France », soulignait Philippe Saurel (divers gauche), maire et président de la métropole, le 16 décembre dernier, lors de la signature de l’accord avec le département.

Du côté d’Arabesques, du Printemps des comédiens et des Folies d’O, le département continuera, malgré tout, à financer : respectivement 108.000, 1,23 million et 320.000 euros : « Ces sommes sont inscrites dans le marbre dans l’accord signé avec la métropole, note Renaud Calvat (PS), vice-président du département en charge de la culture. Elles continueront à être versées. Nous souhaitons la pérennité des festivals. Les directeurs artistiques peuvent travailler sereinement sur le long terme. »

« Cet accord nous a rassurés »

Sereines, les équipes de ces trois festivals semblent l’être, malgré des semaines d’inquiétude pendant la « guéguerre » qui a opposé les collectivités dans la répartition des compétences. « Nous étions dans l’attente, confie Habib Dechraoui, le fondateur d’Arabesques, dont la 12e édition a lieu du 9 au 21 mai. Cet accord nous a rassurés. »

Même sentiment pour Jérôme Pillement, directeur artistique des Folies d’O, qui proposera La chauve-souris de Strauss, les 5, 6 et 7 juillet. « Satisfait, oui, souligne-t-il. Nous travaillons très en amont sur nos programmations, nous avons donc besoin d’être rassurés sur le long terme. » De son côté, Jean Varela, directeur du Printemps des comédiens, qui s’installe du 30 mai au 1er juillet, se dit également « satisfait ». « Cela nous donne de la visibilité sur plusieurs années », assure le metteur en scène.

Les festivals qui dépendent directement de l’Epic, notamment Saperlipopette, qui a lieu les 6 et 7 mai à Montpellier, seront également maintenus par la métropole.