Hérault: Une «épidémie» de burn-out dans la police pour dénoncer un surmenage

SOCIETE Les commissariats d’Agde, de Sète et de Montpellier se sont vidés. La quasi-totalité des agents ont déposé des arrêts maladie…

Nicolas Bonzom

— 

Police (Illustration)
Police (Illustration) — JEROME MARS/JDD/SIPA

A Sète, à Agde et maintenant à Montpellier, dans le département del’Hérault, le 17 ne répond (presque) plus. Dans les trois communes, les services de police secours fonctionnent au ralenti, faute d’effectifs… En effet, la quasi-totalité des policiers ont cessé le travail, mardi à Sète, mercredi à Agde, puis ce jeudi à Montpellier, annonce Alliance Police nationale en déposant un arrêt maladie, invoquant burn-outs ou dépressions.

Les policiers de l’Hérault souhaitent notamment que leurs rythmes de travail soient aménagés et dénoncent un surmenage général et des sous-effectifs.

Un « vrai week-end sur six »

« Après les fonctionnaires de Sète, ce sont les fonctionnaires d’Agde qui sont en arrêt maladie, souligne le syndicat Alliance Police nationale de l’Hérault, dans un communiqué. Des mois de discussions, de multiples réunions où les fonctionnaires se sont clairement positionnés pour ce cycle pour finalement aboutir à un rejet de l’administration au motif que le nombre de fonctionnaires est insuffisant… »

Selon le syndicat, les policiers d’Agde n’ont « qu’un vrai week-end sur six alors qu’ils auraient pu bénéficier d’un week-end sur deux ». « Au niveau des policiers d’Agde, c’est l’incompréhension totale, le sentiment de trahison qui domine face à une administration qui leur en demande toujours plus. » Un mouvement qui pourrait s’étendre à d’autres villes du département… Au commissariat de Montpellier, selon le syndicat Alliance, 11 fonctionnaires sur 15 manquaient à l’appel ce jeudi, en milieu de journée.

Le syndicat « déplore que les fonctionnaires de police soient obligés d’en arriver à de tel extrême pour se faire entendre à cause d’une administration qui reste sourde à la détresse de ses agents », et annonce que le mouvement pourrait se durcir et s’élargir à d’autres départements si les choses ne bougent pas rapidement…