VIDEO. Attentat déjoué à Montpellier: «J'ai entendu un énorme boum», raconte un habitant

REPORTAGE Quatre personnes ont été arrêtées ce vendredi matin dans l'Hérault, notamment dans le quartier réputé calme du Fesquet...

Nicolas Bonzom

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Le couloir de la résidence de Clapiers (Hérault), où a eu lieu l'opération le 10 février.
Le couloir de la résidence de Clapiers (Hérault), où a eu lieu l'opération le 10 février. — N. Bonzom / Maxele Presse

Dans cette petite résidence du quartier du Fesquet, à Clapiers, les couloirs portent encore les stigmates de l’opération antiterroriste, qui a été menée ce vendredi à l’aube. Dans cette commune de 5.300 habitants, à Montpellier, mais aussi à Marseillan, un coup de filet a permis l’interpellation de quatre personnes, âgées de 16 à 33 ans, soupçonnées de préparer un attentat.

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De la poussière, des fils de toutes sortes et même un panneau « Attention au chien » jonchent le sol de la résidence Lavalette où a eu lieu l’opération. Une jeune fille, qui réside sur le même palier, a été réveillée en sursaut par le bruit, ce vendredi matin. « C’était vers 6h, j’étais dans ma chambre, confie-t-elle. J’ai entendu un énorme boum… On nous a demandé de ne pas bouger, de rester à l’abri. On a attendu sur la terrasse. »

La résidence de Clapiers où a eu lieu l'opération.
La résidence de Clapiers où a eu lieu l'opération. - N. Bonzom / Maxele Presse

« Ça s’est passé très vite »

Une autre voisine assure qu’il s’agit d’un quartier très « calme ». « On est très surpris », souligne Giselle, qui avait repéré depuis plusieurs jours des « voitures banalisées », qui stationnaient devant sa maison. « On ne pense pas à ces choses-là. Ça s’est passé très vite, très calmement, sans bruit, sans animosité, sans "pin pon"…», décrit-elle.

A quelques kilomètres de là, à Montpellier, c’est dans une résidence située le long de l’avenue de Nîmes, près du Corum, qu’une partie de l’opération s’est déroulée. Ici aussi, tout près du quartier des Beaux-Arts, les riverains se disent aussi très « surpris ».

Parmi les personnes interpellées, une jeune fille de 16 ans, repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. Un homme, âgé de 20 ans, projetait de « se faire exploser ». Lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert du TATP, un explosif artisanal puissant prisé des jihadistes, ainsi que tout le nécessaire pour confectionner des engins explosifs : acétone, eau oxygénée, seringues et gants de protection…