VIDÉO. Gard: Mais comment fait le Festival de Nîmes pour attirer autant de stars ?

MUSIQUE Cet été encore, une flopée d'artistes de renom ont rendez-vous dans les arènes...

Nicolas Bonzom
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Ben Harper, en 2015, sur le festival de Nîmes
Ben Harper, en 2015, sur le festival de Nîmes — Vincent Damourette / SIPA

Elton John, Daft Punk, Bob Dylan, David Bowie, Lenny Kravitz, Ben Harper, Stevie Wonder, Sting ou encore The Cure… Voilà vingt ans que les plus grands se pressent chaque été au Festival de Nîmes. L’événement, organisé dans les arènes de la capitale gardoise, surprend tous les ans avec de prestigieuses affiches qui ont de quoi faire saliver bon nombre d’organisateurs en France et en Europe…

Pour la 21ème édition, qui aura lieu du 20 juin au 21 juillet, on ne déroge pas à la règle : Rammstein (pour trois soirs), System of a down, Manu Chao, Zucchero, The Pretenders, Scorpions ou Placebo investiront notamment l’amphithéâtre romain… Mais quelle est donc la recette du festival pour attirer tant de grosses pointures ?

Les artistes sortent des arènes « galvanisés »

Un argument de poids revient à chaque fois : les arènes. Si les artistes viennent (et reviennent plusieurs fois, comme Noir Désir, Ben Harper ou Muse), le cadre y serait pour beaucoup. « Les arènes jouent un rôle très important, confie-t-on chez Adam Concerts, chargé de la programmation de l’événement. Les artistes ne se produisent pas dans un champ, mais dans une infrastructure historique, et assez incroyable… Ils ressortent galvanisés, surpris par le ressenti sur scène. C’est sans doute pour cela que l’on parvient à inviter de grosses têtes d’affiche, sur une jauge qui est, pourtant, plus petite [11.500 à 12.000 personnes maximum], que sur d’autres événements… »



C’est aussi l’avis de Michael Couzigou, le directeur de l’infrastructure historique, située en plein centre de Nîmes. « On sait qu’il y a des artistes qui aiment particulièrement se produire au sein des arènes, comme Björk ou Muse. Certains n’hésitent pas d’ailleurs à réviser leurs cachets un peu à la baisse pour que ce soit possible. Car se produire dans un amphithéâtre construit il y a 2.000 ans, cela n’est pas commun… »

Christophe Maé, le 21 juillet sur le festival, a d’ailleurs souligné, à plusieurs reprises, que son concert aux arènes de Nîmes était l’un de ses meilleurs souvenirs sur scène. « J’y avais vu, ado, Ben Harper », confiait-il en 2014 à L’Express. Quant à la prochaine édition, dont la billetterie est ouverte, nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises : d’autres artistes pourraient encore se joindre à la fête…