Montpellier: Passer la nuit dans son appartement ou sa maison avant de l'acheter, c'est possible

PRATIQUE C’est le réseau Capifrance, créé à Montpellier en 2002, qui a lancé ce dispositif…

Nicolas Bonzom

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Illustration: Une jeune femme visite un appartement avec un agent immobilier.
Illustration: Une jeune femme visite un appartement avec un agent immobilier. — POUZET/SIPA

Rare sont ceux qui n’enfilent pas leur paire de baskets pour l’essayer avant de l’acheter. Ce geste simple débarque dans le secteur de l’immobilier. En novembre dernier, le réseau Capifrance, né en 2002 à Montpellier (Hérault) et soutenu depuis 2011 par Artémis, la holding patrimoniale de François Pinault, créait l’événement en permettant aux acheteurs de tester leur bien immobilier, avant de dire oui.

« L’idée est d’offrir la possibilité à tout acquéreur potentiel de pouvoir passer quelques heures, un petit-déjeuner, un repas ou même une nuit dans l’appartement ou la maison pour conforter sa décision d’achat », confie le directeur marketing de l’entreprise, Emmanuel David.

Mille biens ont été mis à l’essai

Un service bien utile, surtout lorsqu’il s’agit de lever un doute en s’assurant que le lieu est bien isolé, que l’on n’entend pas trop les avions décoller ou que le chien des voisins n’aboie pas à longueur de journée… Deux mois après le lancement de ce dispositif, un millier de biens en France ont été proposés « à l’essai ». « Environ 30 % des biens à l’essai ont été vendus », confie Philippe Buyens, directeur général de Capifrance.

« C’est un chiffre encourageant, confie-t-il. Ce que nous constatons, c’est que l’acquéreur ne souhaite pas forcément faire le test, mais le fait que ce soit possible prouve qu’il n’aura pas de mauvaise surprise… » Dans les faits, peu d’acheteurs font l’expérience pour l’instant de passer une nuit dans leur potentiel futur bien… Le dispositif se traduit plutôt en réalité par un repas ou une après-midi sur place…

« Ce qui est très compliqué quand on achète un bien, c’est de devoir prendre une décision plutôt très engageante en quelques minutes, reprend Philippe Buyens. Le dispositif « à l’essai » rassure.