VIDÉO. Montpellier : A 20 ans, Gloria Rodenas réalise son premier long-métrage

CINEMA « Du satin blanc » est présenté en avant-première ce lundi soir au Méga CGR de Lattes...

Nicolas Bonzom

— 

Extrait du film «Du satin blanc».
Extrait du film «Du satin blanc». — Du satin blanc / G. Rodenas

Du satin blanc, c’est l’histoire de Sarah, une jeune maman de 23 ans, qui élève seule, et non sans mal, Amina, qui souffre de problèmes de surdité. Enfermée dans sa bulle, la petite fille n’a pour échappatoire que la danse. L’intrigue de ce long-métrage touche à la comédie, au social et au drame. C’est Gloria Rodenas, une Montpelliéraine de 20 ans, qui a réalisé le film, à voir en avant-première ce lundi (20h) au Méga CGR de Lattes.

C’est une campagne de financement participatif réussie qui a permis à la jeune femme de donner naissance à Du satin blanc, qui a également décroché des bourses. Quelque 8.600 euros ont été collectés. « A l’âge de 8 ans, je volais déjà le caméscope de mon père pour faire des parodies de films et de publicités avec mes amis, confie la jeune femme. ''Mets-toi là ! Fais ci ! Dis ça !" Je contrôlais tout, un vrai chef d’orchestre ! »

Une équipe de 350 bénévoles

Ce film, Gloria Rodenas l’a porté avec Camille Amilhat, une Montpelliéraine qui a derrière elle de nombreuses années de théâtre et de courts-métrages, et qui interprète le rôle de Lily, la maman débordée dans le film, qui a été tourné dans la capitale héraultaise.

« Pendant de longs mois, nous avons cherché des partenaires, organisé des castings, co-scénarisé le script… La difficulté a été de rassembler une équipe de professionnels entièrement bénévole, qui nous fasse confiance et nous suive jusqu’au bout de notre aventure. Nous avons eu la chance de rencontrer des personnes extraordinaires, qui ont cru en nous et qui nous ont aidés à faire grandir l’envie d’aller au bout de ce projet qui se concrétise », note-t-elle.

La petite fille qui joue Amina s’appelle Léna, malentendante depuis la naissance. A 7 ans, Du satin blanc était sa première expérience devant la caméra. « Quand maman m’a proposé de participer à un casting pour faire un film, ma seule peur était de ne pas être prise, confie-t-elle. Papa et maman sont très fiers de moi. » Au total, ce sont quelque 350 bénévoles qui ont participé à la réalisation du long-métrage. Aujourd’hui, l’équipe de Du satin blanc s’est lancée à la recherche d’un distributeur, pour que le film vive.