Montpellier: Le départ de Bérigaud symbolise cinq années d'erreurs de casting en attaque au MHSC

FOOTBALL Depuis le départ d'Olivier Giroud à Arsenal en 2012, dix attaquants de pointe ont été recrutés par le MHSC. Pour autant d'échecs...

Jerome Diesnis

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Le défenseur Koffi Djidji face à l'attaquant de Montpellier Kevin Bérigaud, le 20 août 2015.
Le défenseur Koffi Djidji face à l'attaquant de Montpellier Kevin Bérigaud, le 20 août 2015. — PASCAL GUYOT / AFP

Le prêt dans la semaine de Kévin Bérigaud à Angers est un symbole. Celui de l’échec de la politique de recrutement des attaquants à Montpellier depuis le titre de 2012 et le départ d’Olivier Giroud à Arsenal. En quatre ans et demi, le MHSC a enrôlé une dizaine d’attaquants de pointe. Retour sur autant d’erreurs de casting…

Les paris manqués. Ce fut la spécialité de Rolland Courbis : se faire prêter des joueurs au pedigree intéressant, mais perdus dans leurs clubs respectifs. Au final, la pêche a été maigre. Une fois sa Ferrari emboutie, M’Baye Niang est rentré à Milan avec quatre petits buts en 19 matchs. Mustapha Yatabare n’a pas été plus productif en 28 apparitions. Seul Lucas Barrios a montré de belles choses durant quatre mois (11 buts), avant de totalement sombrer et de rentrer façon Casper au Spartak Moscou.

Les inconnus qui le sont restés. La saison post-titre, ils devaient remplacer à eux deux Olivier Giroud à entendre René Girard. Emanuel Herrera (six buts), recruté 2,8 millions d’euros, et Gaëtan Charbonnier ont en fait étalé leurs limites à Montpellier. Jonathan Tinhan, débauché à Grenoble après le dépôt le bilan du club isérois, n’a pas confirmé les espoirs placés en lui. La seule bonne pioche, ce fut Casimir Ninga. Malheureusement, le Tchadien s’est rompu le ligament croisé alors qu’il venait de claquer cinq buts en deux matchs en octobre dernier…

Les espoirs déchus. Lorsqu’il est arrivé à Montpellier en 2013-2014 pour 3 millions d’euros, Kévin Bérigaud venait d’achever une saison à dix buts avec Evian Thonon Gaillard. Depuis, en deux ans et demi, son compteur est bloqué à sept. Victor Hugo Montano possédait une belle cote d’amour après son premier passage à Montpellier en L2 et L1. Le second n’a pas été à la hauteur. Djamel Bakar a symbolisé le flop du MHSC de Jean Fernandez. Ce gros salaire est resté deux ans et demi à Montpellier. Son bilan : deux buts…

L’avenir ? Steve Mounié parviendra-t-il à s’imposer durablement à la pointe de l’attaque montpelliéraine ? Le Béninois ne fait pas partie de cette liste de recrues ratées : prêté à Nîmes la saison dernière en L2, il est un pur produit de la formation montpelliéraine, contrairement à tous les joueurs arrivés en quatre saisons et demie qui ont fait flop…