Miss France : « Participer à Miss Monde ? J’en serais ravie », confie Aurore, Miss Languedoc-Roussillon

CONCOURS Elue première dauphine samedi, la Montpelliéraine se dit « très heureuse » d’avoir vécu cette aventure. La jeune femme a répondu aux questions de « 20 Minutes »…

Propos recueillis par Nicolas Bonzom

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Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon, à l'annonce du résultat final, samedi.
Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon, à l'annonce du résultat final, samedi. — VINCENT DAMOURETTE/SIPA

Supportée par un public entièrement acquis à sa cause, Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon, a décroché l’écharpe de première dauphine, samedi, lors de la cérémonie de Miss France. La première place lui a été ravie par Alicia Aylies, Miss Guyane. Mais la Montpelliéraine n’en garde aucune amertume. Au contraire. La jeune femme de 19 ans, étudiante à Paul-Valéry, a répondu aux questions de 20 Minutes.

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Comment vous sentez-vous après ce drôle de week-end ?

Ce « drôle de week-end », oui, c’est le cas de le dire… J’ai un peu récupéré, j’ai fait une grosse cure de sommeil cette nuit, j’en avais vraiment besoin ! Je me sens bien, mais un peu nostalgique, je vous l’avoue. Je quitte trente copines, c’était une aventure complètement hors du commun, qui nous sort complètement de la routine. Revenir à la réalité, cela fait tout drôle. Mais je suis extrêmement contente d’avoir pu participer à cette expérience, elle m’a énormément apporté.

Vous n’êtes pas un peu déçue de n’avoir pas décroché la couronne ?

Non, car je ne pensais pas arriver aussi haut. Etre première dauphine, c’est déjà énorme, je suis très heureuse.

Miss Languedoc-Roussillon félicite Miss Guyane, élue Miss France.
Miss Languedoc-Roussillon félicite Miss Guyane, élue Miss France. - VINCENT DAMOURETTE/SIPA

Miss Guyane a remporté la couronne avec 27,89 % des voix. Vous avez rassemblé 26,15 % des suffrages des téléspectateurs… L’écart était très serré.

Oui. Bon, cela ne m’aurait pas déplu d’être Miss France, je ne vous le cache pas ! Mais en même temps, je suis très fière d’être arrivée à ce stade. Et Alicia [Aylies, élue Miss France 2017], c’est une fille très chouette, et elle est absolument magnifique. Elle mérite vraiment sa place.

Vous avez largement battu toutes les autres à l’applaudimètre samedi…

Oui, j’entendais le public, c’était assez incroyable. Le fait d’être d’ici, forcément, on est plus applaudie que les autres… Cela m’a fait énormément plaisir. Les applaudissements me portaient quand je défilais. Mais j’étais surtout absorbée par les gestes de Stéphane [Jarny, le chorégraphe de la cérémonie], qui était en face de nous.

A quoi pensiez-vous, quand vous défiliez ?

C’est vraiment très particulier. Je n’avais jamais ressenti cela. A partir du moment où j’ai été sélectionnée parmi les douze finalistes, j’étais complètement ailleurs. Dans les coulisses, on me parlait, tout le monde s’agitait, et moi, je répondais presque automatiquement. J’étais ailleurs, sur un petit nuage…

Le plus dur, c’est l’épreuve des questions de Jean-Pierre Foucault ?

Oui, complètement. Pour moi, en tout cas. J’avais très peur de parler devant des millions de téléspectateurs. J’avais un peu préparé mon discours en coulisses en me faisant coiffer, mais pas énormément… Sur le coup, j’ai eu un petit coup de pression. Sur la question du public, c’était aussi un peu stressant. Mais tout s’est bien passé !

Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon, lors de la difficile épreuve des questions.
Aurore Kichenin, Miss Languedoc-Roussillon, lors de la difficile épreuve des questions. - N. Bonzom / Maxele Presse

Miss Mayotte a chuté… C’est une crainte que vous aviez toutes ?

Miss Mayotte était déjà tombée lors des répétitions, donc ça a dû fragiliser sa cheville, et ça a dû jouer dans sa chute… On a essayé de la réconforter. La scène glisse un peu, c’est vrai. C’était une appréhension pour nous toutes. Mais bon, chaque année, l’une des filles chute. Alors, je me suis dit que je pourrais me relever et sourire si cela arrivait. Mais je ne craignais pas autant les chutes que les questions de Jean-Pierre Foucault !

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Vous allez poursuivre vos études de langue portugaise à l’université Paul-Valéry à Montpellier. Le mannequinat ne vous tente pas ?

Je sais qu’en tant que première dauphine, je serai peut-être amenée à défiler, à faire des représentations, et cela me plaît beaucoup. De temps en temps, ce sera avec beaucoup de plaisir. Mais je n’en ferai pas un métier, je pense, car je ne veux pas me consacrer qu’à ça. Le secteur du tourisme [Aurore a obtenu un BTS tourisme en juin] me plaît vraiment.

En tant que première dauphine, vous allez certainement participer à Miss Monde…

Je ne sais pas encore, mais en tant que première dauphine, c’est possible. Si le comité me le propose, j’en serais absolument ravie ! J’ai vécu une tellement belle aventure à Miss France, si ça peut continuer à Miss Monde, ce serait beaucoup de bonheur…

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