Perpignan: Quatorze et quinze ans de prison pour les agresseurs du photojournaliste

JUSTICE De retour de mission en Libye, le jeune reporter avait été laissé infirme par trois hommes voulant lui voler son appareil photo…

C.D. avec AFP

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Les trois agresseurs ont été reconnus coupables de violences ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. (Illustration)
Les trois agresseurs ont été reconnus coupables de violences ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. (Illustration) — G . VARELA / 20 MINUTES

Ils l’avaient violemment agressé, le laissant infirme et aujourd’hui en fauteuil roulant. Des peines de 14 et 15 ans de réclusion criminelle ont été infligées vendredi, par la cour d’assises de Perpignan, à ces trois hommes qui s’en étaient pris en 2011 au photoreporter de guerre  David Sauveur.

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Tous trois ont été reconnus coupables de « violences ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente » ainsi que du vol de l’appareil photo. En revanche, les jurés les ont relaxés pour un vol de 40 euros. Ils ont estimé que la somme leur avait été donnée par la victime pour acheter du cannabis, suivant la thèse de la défense sur ce point.

De retour de mission en Libye

L’agression s’était déroulée dans la nuit du 2 au 3 août 2011, peu avant l’ouverture du festival international de photojournalisme «Visa pour l’Image » à Perpignan, où convergent les photoreporters du monde entier. David Sauveur se trouvait en vacances à Collioure, de retour d’une mission en Libye pour l' agence Vu.

Le journaliste, qui avait couvert l’Afghanistan, Israël, la Palestine, le Liban ou encore la Sierra Leone, avait subi un traumatisme facial et de multiples fractures du crâne.

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