VIDEO. Miss France: «Ça a été un choc culturel», confie Alexandra Rosenfeld, élue il y a dix ans

INTERVIEW Avant la cérémonie à Montpellier, « 20 Minutes » a réveillé les souvenirs de l’Héraultaise, Miss France et Miss Europe 2006…

Nicolas Bonzom
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Alexandra Rosenfeld.
Alexandra Rosenfeld. — BENHAMOU LAURENT / SIPA

C’était le 3 décembre 2005 au Palais des festivals, à Cannes : Alexandra Rosenfeld, 19 ans, était sacrée Miss France 2006. Des mains de Geneviève de Fontenay, cette jeune habitante de Saint-Thibéry, dans l’Hérault, recevait l’écharpe qui allait l’accompagner sur les routes de France pendant un an.

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La jeune femme deviendra la première représentante du Languedoc à décrocher la couronne depuis 1971. Et dix mois plus tard, la septième Française à remporter le titre de Miss Europe, à Kiev (Ukraine). Aujourd’hui, elle est agent immobilier, et a créé un site de vente de mode et d’accessoires, chezalexetchantal.com. Avant la cérémonie de Miss France à l’Arena samedi, 20 Minutes a réveillé ses souvenirs.

Vous souvenez-vous de l’état dans lequel vous étiez, ce 3 décembre 2005 sur la scène du Palais des festivals de Cannes ?

Je suis passée par mille émotions… Sur la scène, j’avais l’impression d’être au gala de danse de mon village, d’enfin montrer au public le spectacle que nous avions travaillé pendant des semaines ! Il faut dire que lorsque je me suis lancée dans l’aventure Miss France, c’était presque pour la blague… Ni mes proches ni moi ne pensions que j’allais remporter le moindre titre. Moi, j’espérais juste être dans les douze dernières candidates, histoire de ne pas rentrer bredouille dans mon lycée !

Alexandra Rosenfeld, lors de son sacre, en décembre 2005.
Alexandra Rosenfeld, lors de son sacre, en décembre 2005. - JEAN-MARC SUREAU / TF1 / SIPA

Et au moment du sacre ?

J’ai eu une peur immense. J’avais commencé à pleurer bien avant d’ailleurs ! Je me suis dit : « Je ne suis pas prête »… J’ai aussitôt repensé à la chaperonne, qui s’occupe de nous toutes pendant toute l’aventure. Elle nous avait dit : « N’oubliez pas : avant de partir pour la cérémonie, préparez bien vos valises à l’hôtel, car tout va s’enchaîner ensuite ! ». Et évidemment, moi, je n’avais rien fait ! Ma mère est donc partie les faire en vitesse.

Comment s’est déroulée votre année de Miss ?

J’étais jeune, et j’arrivais de mon petit village du Sud de 2.000 habitants avec mon accent… J’ai mis des mois pour m’acclimater, ça a été un choc culturel… Puis dès que j’ai pris confiance en l’équipe géniale qui m’a accompagnée, j’ai pris énormément de plaisir. J’ai même adoré. Je suis allée de surprise en surprise. Je faisais de l’athlétisme, et comme j’étais habituée aux entraînements intensifs quotidiens, je faisais un peu comme si je suivais mon coach… Avec Geneviève de Fontenay, je me suis très bien entendue. Avec Sylvie Tellier, qui faisait sa première année, très bien aussi.

Sylvie Tellier, Geneviève de Fontenay et Alexandra Rosenfeld, en 2006.
Sylvie Tellier, Geneviève de Fontenay et Alexandra Rosenfeld, en 2006. - NIKO / LYDIE / SIPA

Avec le recul, qu’est-ce que Miss France vous a apporté ?

C’est un vrai bagage pour la vie future, pour notre futur boulot, pour notre vie de femme… Au-delà du fait que l’on a vécu des choses incroyables et voyagé dans le monde entier, cela permet de s’adapter à toutes les situations de la vie. D’être aussi à l’aise avec un président, que dans un supermarché.

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Serez-vous à Montpellier samedi soir ?

Evidemment ! A Montpellier, en plus ! Je ne rate aucune élection de Miss France. Les Miss, c’est une grande famille… Je ne dis pas ça pour faire de la langue de bois ! C’est vrai. Nous sommes toutes là pour accueillir la nouvelle. Ce que l’on vit pendant un an, c’est très particulier, presque inexplicable. Alors, on se soude.