Nîmes: La «diabolique du Pontet» voit sa peine aggravée en appel

justice Jin Linotte, qui avait torturé et frappé à mort ses deux voisins en 2012, a été condamnée à 30 ans de prison, assortis d’une période de sûreté de 20 ans…

C.D.
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L’accusée a connu un long parcours chaotique depuis son adolescence. (Photo d'illustration).
L’accusée a connu un long parcours chaotique depuis son adolescence. (Photo d'illustration). — M.LIBERT/20 MINUTES

La cour d’assises d’appel du Gard a donc suivi les réquisitions de l’avocat général, en condamnant celle que l’on surnomme « la diabolique du Pontet » à 30 ans de réclusion criminelle, assortis d’une période de sûreté de 20 ans. Soit une peine plus sévère qu’en première instance, où la sûreté n’avait pas été retenue.

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Trois jours de calvaire

Jin Linotte, 44 ans, était depuis lundi de retour devant les juges, pour avoir torturé et frappé à mort ses deux voisins au Pontet, en 2012. Lors de son procès devant la cour d’assises du Vaucluse, elle avait affirmé ne plus se souvenir de la période allant du 25 au 28 octobre 2012, les trois jours durant lesquels elle a porté de multiples coups de couteau, de marteau et de cutter, à Bruno Declas, 50 ans, et Didier Gérard, 53 ans, qu’elle avait attachés à un lit, avant de les étouffer et d’incendier leur cadavre.

Elle leur reprochait de faire du bruit 

Selon son avocat, Jin Linotte « vivait la présence de ses voisins de façon agressive et persécutrice ». Elle leur reprochait de faire du bruit, de l’empêcher de dormir et d’être responsables de l’expulsion de son logement, après trois ans de loyers impayés.

D’origine coréenne, l’accusée aux longs cheveux noirs a connu un parcours chaotique depuis son adolescence, entre petits boulots, alcoolisme, toxicomanie, dettes et retrait de l’autorité parentale de son fils né en 1994.