Meurtre dans l'Hérault: Mis en examen, le suspect évoque un cambriolage qui a mal tourné

FAITS DIVERS L’homme serait venu dans la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez (Hérault) pour « voler », a-t-il avoué en garde à vue. Une aide-soignante a été tuée jeudi soir…

Nicolas Bonzom

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Des pompiers devant l'Ehpad de Montferrier-sur-Lez (Hérault), le 25 novembre 2016.
Des pompiers devant l'Ehpad de Montferrier-sur-Lez (Hérault), le 25 novembre 2016. — AP/SIPA

Trois jours après le drame qui a secoué le village de Montferrier-sur-Lez (Hérault), l’homme soupçonné du meurtre de l’aide-soignante de 54 ans, jeudi soir, a été mis en examen. Une information judiciaire pour vol avec arme et meurtre a été ouverte. Le suspect encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

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Si cet homme, interpellé sans opposer de résistance à Saint-Mathieu-de-Tréviers vendredi, a avoué être l’auteur des faits, ses explications restent « floues » à ce stade de l’enquête, assure le procureur de la République Christophe Barret, qui a donné une conférence de presse, dimanche.

  • Qui est cet homme ? C’est un père de famille, inconnu jusque-là des services de police, qui réside à Saint-Mathieu-de-Tréviers, à une dizaine de kilomètres à peine de la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez. Aujourd’hui chômeur, il connaissait parfaitement les lieux : il y avait travaillé en tant qu’agent technique entre 2002 et 2003. Il a été jugé responsable de ses actes par un psychiatre, lors de sa garde à vue.
  • Quelles étaient ses motivations ? Pour le procureur, les explications données par le suspect, lors de sa garde à vue, ne sont « pas très rationnelles ». L’Héraultais a déclaré aux enquêteurs avoir voulu commettre « un cambriolage » à la maison de retraite, après « plusieurs repérages » : « Il aurait voulu ligoter la victime, elle aurait résisté et lui aurait arraché sa cagoule, souligne le procureur de la République, Christophe Barret. De crainte d’être reconnu et interpellé, il aurait décidé de la tuer. » Des aveux corroborés par des éléments matériels découverts au cours de l’enquête sur les lieux des faits. « Commettre un cambriolage au sein d’une maison de retraite pour les religieux, qui ont fait vœu de pauvreté, cela peut paraître assez surprenant », souligne cependant le représentant du parquet, qui reste prudent sur les explications données par l’assaillant depuis vendredi. Car il n’y aurait pas d’objets de valeur, ni de fortes sommes d’argent dans cet établissement, situé sur les contreforts de la colline du Baillarguet.

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  • Que révèle l’autopsie de la victime ? Réalisée vendredi, l’autopsie du corps de la victime démontre le déchaînement de violence de son agresseur. « Cette dame est décédée de plusieurs coups portés avec une arme blanche, de façon très violente », souligne le procureur. Son corps avait été retrouvé par les premiers gendarmes arrivés sur les lieux.