Karabatic: Le procès en appel de l'affaire des paris débute ce lundi

JUSTICE Les coprévenus de l’affaire des paris sont jugés en appel à Montpellier. Ils sont accusés d’avoir truqué le Cesson-Montpellier de 2012 pour escroquer la Française des Jeux…

Jerome Diesnis

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Nikola Karabatic et son avocat, le 18 juin 2015.
Nikola Karabatic et son avocat, le 18 juin 2015. — Jérôme Diesnis / Maxele Presse

Ils font leur retour dans les prétoires. La star du handball français, Nikola Karabatic, sacré deux fois meilleur joueur du monde, au palmarès long comme le bras (deux victoires aux Jeux Olympiques, trois titres de champion du monde, autant de champion d’Europe et trois Ligue des champions), et quinze autres co-prévenus, dont son frère et les compagnes des deux hommes sont jugés à Montpellier, à compter de ce lundi. Les 16 prévenus, tous condamnés à des amendes en première instance en juillet 2015, ont fait appel de cette décision.

Le rappel des faits. Le 16 mai 2012, la Française des jeux porte plainte, quatre jours après le match Cesson-Montpellier. 104.887 euros de mises avaient été effectués sur ce match, dont 102.300 sur le fait que Cesson mènerait à la pause contre les Héraultais. Un montant exorbitant par rapport aux 3.000 euros de moyenne pour une rencontre de handball.

Le rappel des sanctions en première instance. Nicolas Gillet et Mladen Bojinovic ont été condamnés à 30.000 euros d’amende, Luka Karabatic à 15.000 euros, Nikola Karabatic, Enzo Di Guardo, Dragan Gajic, Samuel Honrubia, Géraldine Pillet, Jennifer Priez, Issam Tej et Chokri M’Rassi à 10.000 euros, Yann Montiège, Giuseppe Palumbo et Mickaël Robin à 5.000 euros, Ayoub Chah à 1.500 euros et enfin Primoz Prost à 10.000 euros d’amende (assortis d’un sursis).

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La défense des prévenus. Lors du premier procès, les joueurs avaient tous nié leur intention d’avoir voulu influencer le cours du match entre Cesson et Montpellier. Certains d’entre eux avaient sorti des explications improbables pour expliquer la multitude de coincidences. Nikola Karabatic de son côté a toujours nié avoir parié.

Un procès-fleuve. Le premier procès avait duré une semaine. Visiblement ce n’était pas assez pour démêler les nœuds de cette affaire, puisque le procès va s’étaler cette fois sur onze jours. Au regard du nombre de journalistes accrédités, c’est dans la cour d’assises qu’il se déroulera exceptionnellement.

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Pourquoi un procès en appel ? Les condamnés, ainsi que le club du MHB (association et structure professionnelle), à qui le tribunal n’avait pas reconnu le droit de se porter partie civile, ont fait appel des décisions prises en première instance. On repart donc de zéro.