Migrants: La mairie de Saint-Bauzille interdit les deux manifestations prévues ce mercredi

MIGRANTS Extrême droite et extrême gauche avaient appelé à se réunir dans la petite commune…

Nicolas Bonzom

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Michel Issert (devant le micro), le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, dans l'Hérault, a annoncé vendredi sa démission. Vingt-quatre heures plus tard, son conseil municipal a démissionné à son tour.pour protester contre la décision qu'il juge inéquitable de l'Etat de leur imposer la venue de 87 migrants.
Michel Issert (devant le micro), le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, dans l'Hérault, a annoncé vendredi sa démission. Vingt-quatre heures plus tard, son conseil municipal a démissionné à son tour.pour protester contre la décision qu'il juge inéquitable de l'Etat de leur imposer la venue de 87 migrants. — Mairie de Saint-Bauzille-de-Putois

La mairie de Saint-Bauzille-de-Putois (Hérault) a publié un arrêté interdisant les deux manifestations prévues sur sa commune, ce mercredi après-midi.

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L’une, précise la municipalité, a été diffusée par tract « avec l’utilisation falsifiée du blason communal », à l’invitation des « mamans de Saint-Bauzille-de-Putois », tandis que l’autre a été publiée sur les réseaux sociaux.

Un risque de trouble à l’ordre public

La première, anti-migrants, a été annoncée par la Ligue du Midi, un groupe d’extrême droite de la région, tandis que la seconde, pro-migrants, a été diffusée par le mouvement d’extrême gauche Ensemble !. Les deux, précisent le maire Michel Issert (sans étiquette) n’ont pas été déclarées.

Selon l’élu, elles « risquent de porter un trouble à l’ordre public en faisant croire aux habitants du village qu’elles sont organisées à l’initiative de la municipalité ». Toute manifestation est donc interdite ce mercredi, entre 14h et minuit.

Michel Issert et son conseil municipal avaient envoyé leurs lettres de démission au préfet, il y a quelques jours, suite à l’annonce de l’arrivée de 87 migrants sur la petite commune de 1.800 habitants, sans concertation préalable. Après un bras-de-fer de plusieurs jours avec les services de l’Etat, le chiffre a été abaissé à 44. « C’est un chiffre important, mais acceptable », confiait l’élu à 20 Minutes, mardi.