Saint-Bauzille: «44 migrants, c'est un chiffre important, mais acceptable», estime le maire Michel Issert

INTERVIEW Le maire de la commune héraultaise et son conseil municipal avaient présenté leur démission, suite à l’annonce sans concertation de l’arrivée de 87 migrants…

Propos recueillis par Nicolas Bonzom

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Le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, lundi.
Le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, sur le plateau du Grand Journal de Canal Plus, lundi. — Canal Plus

La préfecture de l’Hérault l’a confirmé ce mardi : Saint-Bauzille-de-Putois accueillera finalement 44 migrants, au lieu des 87 prévus.

C’est le résultat d’un véritable bras-de-fer entre le représentant de l’Etat et le conseil municipal de cette une petite commune de 1.800 habitants, dont le maire et le conseil municipal avaient présenté leurs démissions, face à un chiffre d’accueil considéré comme trop important et une absence de concertation.

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Lundi, le maire et son adjointe avaient exprimé leur mécontentement sur le plateau du Grand Journal de Canal +. Ce mardi, le maire Michel Issert (sans étiquette), a accepté de répondre aux questions de 20 Minutes, suite aux propositions de la préfecture.

La proposition de la préfecture de l’Hérault de réduire à 44 le nombre de migrants accueillis sur votre commune vous convient-elle ?

La proposition de départ ne nous avait pas satisfaits… C’est la raison pour laquelle nous avons engagé avec le préfet de l’Hérault, et pour la première fois, une concertation et de véritables négociations. Nous avons vu le préfet, et nous avons obtenu des avancées importantes. D’abord, la concertation, nous l’avons eue. Nous effaçons donc le camouflet subi. Quant au nombre de migrants, qui est de 44, nous estimons que ce chiffre, bien qu’il soit important, est acceptable. Je vais donc soumettre ces propositions à l’ensemble des élus [ce mardi soir]. Soit ils sont d’accord, soit ils ne sont pas d’accord.

Il n’est donc plus question pour vous de démissionner ?

Moi, j’ai envoyé ma lettre de démission au préfet de l’Hérault. S’il la refuse, compte tenu des propositions qui ont été faites sur l’accueil des migrants à Saint-Bauzille, et des discussions qui auront lieu avec le conseil municipal, aurais-je une raison de la représenter ? Non. Donc, ces hypothèses s’éloignent, naturellement.

Savez-vous quand les premiers migrants arriveront ?

Oui. Mais je ne peux pas vous le dire. Mais nous assumerons nos responsabilités.

Que vont faire les migrants, pendant ces quelques mois ?

C’était l’une de nos revendications : nous demandons à pouvoir rencontrer directement les organismes gestionnaires pour voir ce qu’ils ont prévu, et pour que l’on puisse leur donner notre sentiment sur ce point.