Hérault: Saint-Bauzille-de-Putois accueillera finalement 44 migrants au lieu des 87 prévus

ACCUEIL Le maire et le conseil municipal de cette petite commune de 1.800 habitants avaient dénoncé un « diktat » de l’Etat…

Nicolas Bonzom

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Trois jeunes migrants à Calais, le 23 octobre 2016.
Trois jeunes migrants à Calais, le 23 octobre 2016. — SIPA

La préfecture de l’Hérault a confirmé ce mardi qu’il y aurait moins d’arrivées de migrants que prévu à Saint-Bauzille-de-Putois, une petite commune de 1.800 habitants dont le maire et le conseil municipal avaient menacé de démissionner de leurs sièges, devant l’absence de concertation de l’Etat.

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Au lieu des 87 initialement prévus, ce sont 44 migrants de Calais qui seront finalement accueillis dans la petite commune cévenole.

Un centre fermé « au plus tard en juin 2017 »

Un chiffre confirmé par le préfet Pierre Pouëssel, qui a adressé une lettre adressée au maire sans étiquette Michel Issert. Un Centre d’accueil et d’orientation (CAO) doit être installé dans les locaux du centre de pleine nature des Lutins cévenols. Un lieu qui sera fermé « au plus tard en juin 2017 », soit avant les neuf mois initialement prévus.

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Tout en soulignant que le village cévenol était historiquement « une terre d’accueil », le maire avait dénoncé un « diktat » de l’Etat et estimé que le nombre de migrants que sa commune était chargée d’accueillir était disproportionné.

Ces migrants sont attendus dans le département cette semaine, mais des retards dans l’évacuation de la « Jungle » de Calais, qui a débuté lundi, pourraient éventuellement différer ces arrivées.