Montpellier: Une campagne de financement pour lancer un «fripes truck», une friperie itinérante

MODE Margaux et Amandine, qui ont lancé une boutique en ligne, Jaja la fouine, veulent aller plus loin en aménageant une petite caravane pour faire le tour du sud de la France…

Nicolas Bonzom

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Jaja la fouine est une friperie en ligne, et bientôt, peut-être, une friperie itinérante.
Jaja la fouine est une friperie en ligne, et bientôt, peut-être, une friperie itinérante. — Jaja la fouine.

Accompagnées de leur bulldog chéri, Amandine et Margaux passent le plus clair de leur temps à chiner de vieilles fringues aux quatre coins de la région. Ensemble, ces deux Montpelliéraines, âgées de 34 et 28 ans, arpentent les brocantes, vide-greniers et autres salons à la recherche de la perle rare : la veste en jean, le sweat-shirt collector, la chemise à carreaux ou la paire de baskets qui feront mouche auprès de leurs clients.

Surfant sur la mode des friperies, les deux jeunes mariées, folles de vintage, ont lancé, il y a quelques mois, une boutique en ligne sur Facebook, baptisée Jaja la fouine, du nom de leur toutou, où elles cèdent leurs trouvailles aux internautes, à de bas prix.

« On s’est mis à acheter quelques fringues, pour notre entourage »

« Quand on se promenait sur des marchés aux puces ou des friperies, on tombait bien souvent sur des vêtements géniaux, mais qui ne nous allaient pas vraiment, ou qui n’étaient pas à notre taille, raconte Margaux. Mais on trouvait dommage de les laisser… Alors, on s’est mis à acheter quelques fringues, en se disant qu’elles pourraient plaire à notre entourage. Un jour, on a vendu une paire de Creepers vernies à une fille que l’on ne connaissait pas…. On s’est dit que ça pouvait marcher, et on a lancé Jaja la fouine. »

Mais au-delà d’une page Facebook, véritable petit paradis pour les amateurs de fringues des années 1960 à 1990, le rêve d’Amandine et Margaux, c’est d’ouvrir un « fripes truck » : une friperie dans une caravane, sur le modèle des food trucks, qui connaissent un véritable succès. « On a d’abord envisagé de s’installer dans une boutique, mais les prix des locations de locaux à Montpellier… c’est de la folie, confie Margaux. Alors comme nous aimons bouger… On s’est dit qu’une friperie itinérante, ça ne serait pas mal. »

Une campagne de financement participatif

Pour mener à bien leur projet, les demoiselles ont lancé une campagne de financement sur le Web, et espèrent récolter au moins 2.500 euros pour s’offrir une splendide caravane Eriba Puck des années 1970, véritable petit bijou vintage en métal argenté.

Si elles parviennent à lever les fonds qu’elles espèrent, les Montpelliéraines se lanceront dans un tour du sud de la France, dans les salons, les brocantes, les vide-dressings et les villages, à la rencontre de leur clientèle, femmes, hommes et même enfants.

« Notre clientèle est très diffuse, reprend Margaux. Nous avons pas mal de jeunes, qui aiment l’esprit rétro et vintage, des personnes plus âgées, qui veulent retrouver des vêtements de leur époque, mais aussi des clients qui n’ont pas beaucoup d’argent. » Et pour ceux qui feront un don de 500 euros ou plus, Amandine et Margaux promettent un après-midi de relooking avec des vêtements de leur collection…