Hérault : A son tour le conseil municipal démissionne face à la crise des migrants

SOCIETE Solidaires du maire, les dix-huit élus du village de Saint-Bauzille-de-Putois ont annoncé leur démission. Ils dénoncent la décision de l’Etat qui leur impose l’arrivée de 87 migrants…

Jerome Diesnis

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Michel Issert (devant le micro), le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, dans l'Hérault, a annoncé vendredi sa démission. Vingt-quatre heures plus tard, son conseil municipal a démissionné à son tour.pour protester contre la décision qu'il juge inéquitable de l'Etat de leur imposer la venue de 87 migrants.
Michel Issert (devant le micro), le maire de Saint-Bauzille-de-Putois, dans l'Hérault, a annoncé vendredi sa démission. Vingt-quatre heures plus tard, son conseil municipal a démissionné à son tour.pour protester contre la décision qu'il juge inéquitable de l'Etat de leur imposer la venue de 87 migrants. — Mairie de Saint-Bauzille-de-Putois

Vingt-quatre heures après le maire de la commune, Michel Issert (SE), l’intégralité du conseil municipal de Saint-Bauzille-de-Putois a décidé de démissionner par solidarité. A leur tour, les dix-huit autres élus dénoncent l’absence de concertation avec la préfecture, laquelle souhaite imposer la venue de 87 migrants de la jungle de Calais dans le centre de loisir des lutins cévenols.

Décision effective le 2 novembre

« La seule liberté qui reste à un élu pour ne pas accepter une décision qu’il considère prise sans concertation, injuste et inéquitable, c’est de démissionner », justifie la première adjointe Elisabeth Therond dans un communiqué de presse. L’élue a réuni l’équipe municipale du petit village de 1.861 habitants à 40 kilomètres au nord de Montpelier, vendredi à 18 heures. Avant de rendre publique cette décision le lendemain.

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Cette démission sera effective le 2 novembre, à l’issue du prochain conseil municipal. La préfecture de son côté a annoncé avoir entamé des discussions pour apaiser la situation, notamment sur le nombre de migrants. Les élus - qui ne sont pas contre l'implantation de migrants sur la commune, mais pas en nombre aussi important - et représentants de l’Etat ne sont visiblement pas sur la même longueur d’onde.