Pupa Furtado, joueur du Montpellier Méditerranée Futsal, actuel leader du championnat de France élite
Pupa Furtado, joueur du Montpellier Méditerranée Futsal, actuel leader du championnat de France élite — Montpellier Méditerranée Futsal

FOOTBALL

Montpellier Méditerranée au sommet du futsal français

Promu en championnat de France élite, le club héraultais y a remporté ses cinq premiers matchs. Une belle histoire pour cette structure issue du quartier populaire du Petit Bard…

Le gratin du sport de haut niveau était invité à la foire internationale de Montpellier, mardi. Sur le podium, au milieu des structures professionnelles, ce sont des amateurs qui ont exhibé fièrement leur bilan. Promu en championnat de France élite, Montpellier Méditerranée Futsal est l’actuel numéro un de la discipline en France, avec cinq victoires en autant de rencontres.

L’histoire est belle pour ces joueurs, quasiment tous issus du quartier du Petit Bard, l’un des précurseurs du futsal à Montpellier en 1998. Bien avant le foisonnement des structures privées.

« Avec plus de soutien… »

Le capitaine Saïd Outajour a vécu toute l’épopée. Ex-joueur à 11, il a cessé de mener les deux disciplines de front en 2010. « On ne peut plus se le permettre », explique-t-il. Déplacements, séances d’entraînement (quatre par semaine)… l’investissement est lourd pour ces amateurs. « Les moyens financiers sont moins importants que dans le nord de la France, ajoute Outajour. On espère que les résultats nous aideront à obtenir davantage d’aides. »

Pour sa politique envers les jeunes, le club perçoit 16.500 euros de la mairie. Le haut niveau 20.000 euros de la métropole, engloutis dans une partie des déplacements. « On essaie de se structurer, au niveau de l’académie, l’équipe première, la communication, souligne le président Hamza Arab. Mais on vit au jour le jour. On tient grâce à l’implication de chacun. Avec plus de soutien, on donnerait une toute autre dimension sportive et sociale au club »

Bientôt au palais des sports Pierre-de-Coubertin ?

La ville a refait le gymnase Jean-Bouin, à la Paillade, où évoluent désormais les deux clubs locaux, dont le Montpellier Agglomération, qui brille en D2. « L’absence de championnat chez les jeunes, c’est le frein au développement, précise Morad Gueddari, le président. Avec nos amis du Petit Bard, on tient un peu la discipline à bout de bras à Montpellier. »

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Mais l’enracinement est là. La municipalité songe à leur offrir le Palais des sports Coubertin, avec alternance avec Basket Mosson. « La mise aux normes pour le futsal et la réfection de la toiture nécessiteraient plusieurs millions d’euros, note l’adjoint aux sports Fabien Abert (DVG). Ça se réfléchit sérieusement, mais le projet est à l’étude. » Ce serait une jolie reconnaissance.