Nîmes: Une aide-soignante de maison de retraite condamnée pour coups et blessures

JUSTICE Une aide-soignante a été condamnée à trois mois de prison avec sursis pour avoir frappé des pensionnaires d’une maison de retraite. Plusieurs familles avaient déposé plainte…

Jerome Diesnis

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Illustration justice.
Illustration justice. — M.LIBERT/20 MINUTES

Une aide-soignante de 52 ans a été condamnée à trois mois de prison avec sursis et deux ans d’interdiction d’exercer pour des violences sur des personnes âgées, et coups et blessures aggravés. Les faits s’étaient déroulés dans la maison de retraite privée « Les Oliviers », à Nîmes. Après le dépôt de plainte de deux membres de familles des patientes, elle avait été mise à pied.

« Elle ne se plaignait pas, mais elle était plus ou moins triste certains jours. Elle me disait sans arrêt "ne dis rien, ça me retombe dessus." Elle avait peur des représailles », explique la fille de l’une des pensionnaires brutalisées, citée par France 3, à l’origine de la plainte.

La présidente du tribunal évoque « l’omerta des salariés »

Lors de son procès ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Nîmes, l'aide-soignante a nié les faits qui lui étaient reprochés. Elle était accusée d’avoir régulièrement brutalisé plusieurs patientes.

Les accusations ont été relayées par une autre salariée – laquelle a quitté l’établissement entre-temps. Elle « a écrit à plusieurs reprises pour signaler des manquements à l’intérieur de cet établissement et une omerta des salariés », a rapporté la présidente, dont les propos sont relayés par Objectif Gard.