INFOGRAPHIE. Ligue 1: Puisque les gens ne vont plus au stade, Montpellier va les chercher dans leur canapé

FOOTBALL Le MHSC lance trois lignes de bus à compter de la réception de Caen, le 15 octobre. Le club cherche des moyens de freiner la désaffection du public...

Jerome Diesnis

— 

Trois cars du MHSC transporteront des spectateurs depuis onze communes de l'Hérault, à partir du 15 octobre 2016, pourles amener directement au stade de la Mosson.
Trois cars du MHSC transporteront des spectateurs depuis onze communes de l'Hérault, à partir du 15 octobre 2016, pourles amener directement au stade de la Mosson. — MHSC

La désaffection du public touche tous les stades de France. A Montpellier, un peu plus qu’ailleurs, le malaise est chronique. Depuis 2012 et le titre champion de France, c’est la dégringolade. Avec 10.394 spectateurs de moyenne, le MHSC présente la 17e affluence et le pire taux de remplissage (36%) de Ligue 1, alors que le stade a été réduit en 2014, passant de 32.950 à 28.600 places.


Create your own infographics

Insécurité autour du stade, inaccessibilité, difficultés à se garer, baisse des résultats d'un côté, du pouvoir d’achat de l'autre, spectacle morose, frilosité des entraîneurs, les raisons sont multiples. Alors, puisque les fans traînent des pieds, le club a décidé d’aller les chercher.

>> A lire aussi : Ligue 1: Mais bon sang, pourquoi les stades de Ligue 1 se vident-ils autant?

 « Ils ont à leur disposition un service supplémentaire et des contraintes en moins pour venir au stade et se garer », détaille Jean-Christophe Rouvière, ancien joueur emblématique du MHSC, de retour depuis cet été dans l’organigramme du club.

A Rennes ou à Nice, d’autres ont déjà développé l’idée. A Montpellier, trois lignes de bus sont mises en place, dans un premier temps depuis les villes de Mauguio, Pézenas et Agde et prendront des passagers dans onze communes au total.

Entre 5 et 7 euros l’aller-retour

Les tarifs sont modiques : entre 5 et 7 euros l’aller-retour, une consommation au stade inclue. « On a choisi ces itinéraires après avoir croisé les données d’une enquête réalisée la saison passée et les lieux de résidence de nos abonnés », reprend l’ancien milieu de terrain.

En fonction de la réussite de l’opération et des retours des spectateurs, d’autres lignes pourraient ouvrir. « On s’intéresse à nos spectateurs et nos supporters », conclut Jean-Christophe Rouvière.