Montpellier: Des travaux à proximité d'une école maternelle inquiètent les parents d'élèves

TRAVAUX La directrice, des enseignants et des parents, craignaient que les travaux menés juste à côté de l'établissement ne soient nocifs pour les élèves...

Nicolas Bonzom

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La destruction d'une ancienne parfumerie, près de l'école Florian, à Montpellier.
La destruction d'une ancienne parfumerie, près de l'école Florian, à Montpellier. — N. Bonzom / Maxele Presse

A la sortie de l’école Pierre-Claris-de-Florian, nombreux sont les parents qui jettent un coup d’œil suspicieux au chantier qui jouxte la cour de récréation, dans la rue de la Méditerranée, à Montpellier (Hérault), entre Antigone et le quartier de la gare.

A côté de cette école maternelle, ont lieu depuis plusieurs semaines des travaux de démolition d’une vieille usine de parfumerie. Jusque-là, rien d’anormal… Mais c’est une photo, prise par une enseignante, qui va mettre le feu aux poudres : sous le regard des enfants, on y voit s’affairer deux ouvriers vêtus avec des combinaisons blanches.

La photo prise par une enseignante, publiée par France 3.
La photo prise par une enseignante, publiée par France 3. - D.R.

Des tenues de « cosmonaute »

Face à la poussière qui s’invite dans la cour, le doute s’installe : et s’il s’agissait d’une opération de désamiantage ? « Ce qui me contrarie, c’est qu’avant le lancement de ces travaux, les responsables sont venus nous voir, en disant qu’ils allaient travailler avec nous, en nous expliquant les différentes étapes, explique la directrice de l’école. Puis un jour, nous avons eu la surprise de voir ces hommes en tenue de "cosmonaute" passer au-dessus du mur de la cour. Nous avions peur qu’il s’agisse d’amiante, nous avons fait immédiatement rentrer les enfants en classe. »

Interrogée par 20 Minutes, l’entreprise Cogedim, responsable de ce chantier, évoque des « enlèvements précautionneux » : avant la rentrée (les 29 et 30 août), les ouvriers ont procédé à l’enlèvement de « pièces de ce bâtiment susceptibles de pouvoir contenir de l’amiante », explique l’entreprise de construction.

Des enlèvements « précautionneux »

Une opération imposée par la réglementation, mais qui ne signifie en rien, dit-on chez Cogedim, que ces éléments portent réellement des traces d’amiante. Des analyses doivent être menées en ce sens afin d’en être certain et de pouvoir rassurer complètement les parents et les enseignants de cette petite école.

Enfin, le 7 septembre dernier, c’est l’enlèvement (toujours « précautionneux ») d’une « souche de cheminée », qui n’avait pas pu être fait avant, qui a attiré l’attention de la directrice, et qui a donné lieu à la photo. Une opération qui aurait duré « à peine 15 minutes ». Aujourd’hui, cette phase de travaux est entièrement terminée.

« Si ces ouvriers étaient vêtus de combinaisons, c’est tout simplement que la réglementation nous l’impose », assure l’entreprise.