Nîmes: La juge demande la libération de deux hommes suspectés de torture

JUSTICE La cour d’appel, saisie par le procureur, va se prononcer sur la libération sous contrôle judiciaire de deux hommes suspectés d’avoir défiguré des commerçants…

Jerome Diesnis

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Illustration justice. Code de procédure pénale.
Illustration justice. Code de procédure pénale. — G. VARELA / 20 MINUTES

La justice va-t-elle remettre en liberté les agresseurs présumés d’un couple de commerçants, frappés, ligotés, bâillonnés et torturés à leur domicile nîmois, le 28 janvier 2014 ?

La juge des libertés et de la détention a décidé lundi de ne pas prolonger la détention des deux hommes mis en examen depuis leur arrestation en octobre 2015, révèle Objectif Gard, et de les placer sous contrôle judiciaire. C’est à elle qu’il revient de statuer sur les demandes de mise en liberté ou de prolongation de la détention provisoire. « C’est une application de la règle de droit par le juge, qui rend une décision cohérente car il n’y a pas d’éléments à l’encontre de mon client. Il n’y a pas d’ADN, pas d’objet, pas un seul témoin direct », évoque Bruno Ferri, l’un des avocats de la défense, auprès du site d’information.

Une nuit d’horreur

La procureure de la République a immédiatement fait appel de cette décision. La cour d’appel doit se prononcer dans les prochains jours. Au cours de cette nuit d’horreur, deux hommes cagoulés avaient aspergé d’eau de javel et de liquide vaisselle leurs victimes. Le couple avait été transféré en urgence au service des grands brûlés de l’hôpital de la Timone, à Marseille. Le mari avait dû subir plusieurs interventions chirurgicales, dont des greffes de la peau.

Si la cour d’appel accepte la demande de la juge des libertés et de la détention, ils devront quoi qu’il arrive purger une peine de prison pour une condamnation dans une autre affaire.