Nîmes: Soupçonnés à tort de maltraitance, père et fille menacent d’égorger la directrice

JUSTICE Outrés qu’on ait pu les soupçonner de maltraitance sur la cadette âgée de trois ans, père et famille ont proféré des menaces pour lesquels ils ont écopé de prison avec sursis…

Jerome Diesnis

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Père et fille ont menacé de mettre le feu à l'établissement. Illustration.
Père et fille ont menacé de mettre le feu à l'établissement. Illustration. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Un père de famille et sa fille de 21 ans ont été condamnés respectivement à deux et trois mois de prison avec sursis, ce mardi, pour avoir menacé de mettre le feu à une école maternelle de Nîmes et mimé d’égorger la directrice de l’école.

Jeudi, une enfant de trois ans scolarisée à l’école Henri Wallon, dans le quartier populaire de Pissevin, s’était présentée avec des blessures jugées suspectes par le personnel de l’établissement, qui ont alerté les services de police. Lesquels ont diligenté l’expertise d’un médecin, qui n’a relevé aucune maltraitance. « L’école a fait son travail, la police a fait son travail avec la procédure et les précautions d’usage car il s’agit d’un enfant », explique Sébastien Sider, substitut du Procureur, à Objectif Gard.

Pas d’inscription au casier judiciare

Mais le lendemain, l’affaire prend une toute autre tournure : le père, outré qu’on ait pu le soupçonner de mauvais traitements, vient demander des explications à la directrice de l’école, accompagné de son aînée. Tous deux s’énervent, menacent le personnel au point que la police doit intervenir et incarcère le chef de famille.

Jugés mardi en comparution directe devant le tribunal correctionnel de Nîmes, père et fille, inconnus des services de justice, se sont platement excusés. « J’étais choquée que l’on puisse penser que ma famille est capable de toucher un enfant. (…) J’ai dit des paroles blessantes, je disais n’importe quoi, des paroles qui dépassaient mes pensées. Je m’excuse auprès de l’école et de la police », a expliqué en pleurant à la barre la jeune femme, qui travaille par ailleurs dans un autre établissement scolaire.

Le tribunal a accepté leurs excuses en les condamnant à une peine avec sursis, sans inscription sur le casier judiciaire pour la jeune femme qui pourra continuer à travailler auprès d’enfants dans le système scolaire.