Disparues de Perpignan: Les ossements étaient d’origine animale

FAITS DIVERS L’espoir né de la découverte des ossements par le frère et oncle des disparues s’est éteint avec le résultat des analyse anthropologiques. L’affaire Benitez garde tout son mystère…

Jérôme Diesnis
— 
Le mystère reste entier sur la disparition d'Allison et Marie-Josée Benitez. Les ossements retrouvés au Barcarès n'étaient pas les leurs.
Le mystère reste entier sur la disparition d'Allison et Marie-Josée Benitez. Les ossements retrouvés au Barcarès n'étaient pas les leurs. — AFP

Les ossements découverts par le frère et oncle des victimes, Eric Barbet, étaient en fait d’origine animale. Le procureur de la République de Perpignan, Jean-Jacques Fagni, cité par l’AFP, souligne que l’analyse de sept os différents prélevés vendredi, près de l’étang du Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, « ont permis assez rapidement d’exclure qu’ils soient d’origine humaine ».

Une piste et une nouvelle porte se referment dans cette double disparition, qui garde tout son mystère. Marie-Josée Benitez et sa fille Allisson ont disparu le 14 juillet 2013 à Perpignan.

Quelques jours plus tard, le mari et père des deux disparues, Francisco Benitez, principal suspect dans cette affaire, se donnait la mort en clamant son innocence. Des traces de sang appartenant aux deux femmes avaient ensuite été retrouvées dans le frigo familial et le lave-linge d’une caserne militaire, dont cet avait l’accès.

L’enquête repart au point mort

, qui recherche inlassablement la vérité dans cette affaire, avait pris contact via les réseaux sociaux avec une femme qui avait évoqué la possibilité d’avoir vu des cheveux à proximité de l’étang du Barcarès au cours d’une balade. Elle souhaitait en informer les enquêteurs, sans se prononcer avec certitude sur ce qu’elle avait effectivement aperçu. Le frère et oncle des victimes, accompagné de deux amis, s’était rendu sur les lieux et avait  .

Les enquêteurs avaient souhaité explorer cette piste crédible : dans le courant du mois de juillet 2103, le portable de Francisco Benitez avait effectivement borné dans les environs du Barcarès. Depuis vendredi, les fouilles avaient été interrompues dans l’attente des examens anthropologiques.

Trois ans après, l’enquête est donc de nouveau au point mort en l’absence du corps des disparues, de témoin et de suspect vivant.