Disparues de Perpignan: Des ossements retrouvés sur une plage

POLICE Ils ont été retrouvés sur une zone fréquentée par le principal suspect de l’affaire...

O.A. avec AFP
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Recherches à Port-Leucate en 2013
Recherches à Port-Leucate en 2013 — RAYMOND ROIG / AFP

C’est peut-être enfin une avancée dans le mystère des disparues de Perpignan. Des fragments d’ossements qui pourraient être liés à l’affaire  sur une plage du  , plus de trois ans après les faits, a-t-on appris ce samedi de sources proches de l’enquête.

Le 14 juillet 2013, une mère et sa fille, Marie-Josée Benitez, 53 ans, et sa fille Allison, 19 ans, avaient disparu. Leur mari et père, Francisco Benitez, adjudant-chef à la Légion étrangère de Perpignan, s’était suicidé vingt jours plus tard, après avoir clamé son innocence.

Vendredi, le parquet de Perpignan a ouvert une enquête pour « recherche des causes de la mort », à la suite de la  dans une zone qui avait été fréquentée par Francisco Benitez, a-t-on appris auprès de Me Etienne Nicolau, avocat de la sœur de Marie-Josée Benitez.

Découverts par un proche des victimes

C’est le frère de Marie-Josée Bénitez, Éric Barbet, qui a lui-même découvert des ossements au bord de l’étang du Barcarès, avant d’alerter les enquêteurs. Il avait été orienté par les indications d’une témoin. Le lieu de la découverte se situe non loin (à moins de 5 km) de la Pinède de Port-Leucate, où les premières recherches avaient été menées.

Cinq enquêteurs de la police judiciaire de Perpignan se sont rendus sur les lieux vendredi soir et ont effectué des fouilles permettant d’extraire, en présence d’un médecin légiste, des effets et des ossements qui ont été placés sous scellés. Sur place, les enquêteurs se sont refusés à tout commentaire, se contentant d’appeler à la prudence.

Des analyses ADN vont être effectuées dans les jours qui viennent mais « il y a de fortes chances que l’on soit en présence de restes appartenant à Marie-Josée ou Allison Benitez car ils ont été trouvés dans une zone fréquentée par M. Benitez », a déclaré Me Nicolau.

Le militaire était passé dans cette zone

Selon l’avocat, des recherches intensives avaient déjà été faites sur cette zone, proche de la station d’épuration de Port Leucate, car le téléphone portable de Francisco Benitez avait « parlé ». Les bornes d’appels avaient permis de savoir que le militaire avait, dans les jours qui ont suivi la disparition, fréquenté cet endroit, éloigné de la Légion étrangère de Perpignan où il résidait.

Une information judiciaire pour « assassinats » avait été ouverte dans cette affaire à la suite de la découverte (après le suicide de Benitez) d’ADN des disparues dans un congélateur du domicile familial et un lave-linge de la caserne auquel il avait accès.

En juillet 2015, Éric Barbet avait réclamé de nouvelles investigations en demandant le rapprochement judiciaire des deux dossiers où serait impliqué Francisco Benitez, c’est-à-dire celui des disparues de Perpignan et celui de la disparition de la maîtresse du légionnaire, Simone de Oliveira, le 29 novembre 2004 à Nîmes.