Montpellier: Une start-up primée pour son «Pokémon GO» de la biodiversité

APPLI Au lieu de chasser des Roucools, le petit logiciel, prévu pour l'été prochain, permettra de collectionner végétaux et animaux...

Nicolas Bonzom

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Un Pokémon Go de la biodiversité (Illustration)
Un Pokémon Go de la biodiversité (Illustration) — N. Bonzom / Maxele Presse

Marre de chasser des Roucools, et autres Rattatacs ? La start-up montpelliéraine Eneo, créée par Charles Moszkowicz et Jean-Charles Simonin, deux ex-étudiants de Sup’Agro Montpellier, est en plein développement d’un « Pokémon Go de la biodiversité ».

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Le projet, lancé il y a sept mois, alors que la célèbre appli de Niantic n’était pas encore le phénomène d’aujourd’hui, vient d’être désigné lauréat de l’incubateur Green Tech Verte, mis en place par le ministère de l’Environnement. Le petit logiciel, encore en plein développement, devrait débarquer sur les smartphones d’ici l’été prochain.

Collectionner les espèces

« A la manière de Pokémon Go, l’appli plongera le joueur dans la peau d’un explorateur, confie Charles Moszkowicz. Plutôt que de dénicher des animaux virtuels, il partira à la découverte de véritables espèces : des plantes ou des animaux. Il pourra ensuite prendre sa trouvaille en photo, pour avoir accès à une fiche descriptive, et pourra collectionner les espèces. Petit à petit, le joueur gagnera en expérience… »

Les concepteurs du Pokémon Go de la biodiversité.
Les concepteurs du Pokémon Go de la biodiversité. - Eneo

Un « serious game » qui a séduit la LPO (Ligue de protection des oiseaux) de l’Hérault, qui est partenaire du projet. « Ce qui nous a intéressés, en tant qu’association, c’est le fait de proposer un outil interactif, avec un cadre ludique, qui permettra d’ouvrir la biodiversité à tous, et notamment les plus jeunes », souligne Nicolas Saulnier, le directeur héraultais de la LPO.

L’appli permettra également aux scientifiques de collecter tout un tas de données sur la répartition de la faune et de la flore. Elle sera en premier lieu testée sur les animaux et les végétaux des alentours de Montpellier, avant de s’étendre plus largement.