Nîmes: Malgré le risque d’attentat, la feria est maintenue

SECURITE La ville de Nîmes et la préfecture ont mis en place un important dispositif de sécurité...

Nicolas Bonzom

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Des policiers devant les arènes de Nîmes le 14 janvier 2016 (illustration).
Des policiers devant les arènes de Nîmes le 14 janvier 2016 (illustration). — PASCAL GUYOT AFP

Malgré le risque d’attentat, le maire par intérim de Nîmes, Franck Proust (LR) a annoncé que la feria des Vendanges, prévue du 15 au 18 septembre prochains, aura bien lieu.

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Cependant, « à situation exceptionnelle, mesures de sécurité exceptionnelles », a assuré l’élu : ce sont quelque 300 CRS et policiers qui encadreront la manifestation, contre une centaine environ les années précédentes. De quoi multiplier par deux le coût de l’organisation pour la ville, qui passe de 50.000 à 100.000 euros.

« Il y a toujours des risques »

Sept points renforcés sont en place, et un « espace hermétique » empêchera tout véhicule de s’approcher de la fête sans avoir été contrôlé, et escorté par les policiers municipaux. Des palpations seront pratiquées aux différents points d’entrée, mais aussi dans les bodegas. Un arrêté empêchera toute manifestation. Une surveillance aérienne et la mise en place de tireurs d’élite sont à l’étude.

La feria disposera d’un gros dispositif « de sécurité, du même ordre que celui mis en place pour les ferias de Bayonne et de Béziers, a indiqué à France 3 le préfet du Gard, Didier Lauga. Il y a toujours des risques… On ne va pas arrêter de vivre, on a fait le maximum pour que ceux qui le veulent puissent venir s’amuser. »

Le maire par intérim de Nîmes a demandé au gouvernement que des militaires soient affectés à la feria pour compléter le dispositif.