Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées: Manuel Valls dit oui à Occitanie

POLITIQUE Le Premier ministre s’est à son tour prononcé en faveur du nom Occitanie. Il reste désormais au Conseil d’Etat d’entériner ce choix avant le 1er octobre…

Jerome Diesnis

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Manuel Valls, Premier ministre, le 29 août 2016 à Colomiers.
Manuel Valls, Premier ministre, le 29 août 2016 à Colomiers. — Simon Decleves/SIPA

Ce n’est encore un avis qu’un avis consultatif. Comme la majeure partie des 204.000 personnes qui ont pris part à la consultation régionale, puis les élus régionaux réunis en assemblée, le Premier ministre s’est à son tour prononcé en faveur de la dénomination Occitanie pourl’actuelle région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, sous majorité socialiste.

Manuel Valls avait été interpellé par courrier par Christophe Rivenq, président du groupe Union des Elus de Droite et du Centre à la région. Il lui reprochait à l’appellation Occitanie qui « ne correspond en rien à la réalité géographique et historique de l’Occitanie. Ses frontières, délimitées au cours des siècles, vont jusqu’à Bordeaux, en passant par Limoges, Clermont-Ferrand, Grenoble, Nice et même les vallées du Piémont Italien ».

« Le gouvernement s’en remet à la décision de l’assemblée régionale »

Le chef du Gouvernement lui a répondu le 22 août selon France 3. Il valide la méthode et le choix de la dénomination. « Madame Carole Delga, ancienne ministre, présidente du Conseil Régional de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées a choisi de procéder à une consultation des citoyens sur la base de laquelle s’est tenu un débat au sein de son assemblée, lui répond-il. Aussi le gouvernement s’en remet à la décision qui en est issue ».

Cet avis est formel mais pas encore déterminant. C’est au Conseil d’Etat que doit revenir la décision finale, avant le 1er octobre. Mais on le voit mal balayer la coûteuse consultation citoyenne (attaquée par le FN devant par le tribunal administratif de Toulouse), le vote des élus régionaux et désormais le feu vert du gouvernement.