Languedoc-Roussillon: Les soldes d’été bien moins bonnes qu’en 2015

ECONOMIE Date de démarrage mal choisie, concurrence d’Internet, conjoncture morose : les commerçants restent sur leur faim à l’issue des soldes d’été…

Jérôme Diesnis

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Illustration des soldes.
Illustration des soldes. — G . VARELA / 20 MINUTES

Les CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) ont livré un bilan très contrasté des soldes d’été. Pour plus de la moitié de commerçants interrogés (52 %), les soldes d’été ont été moins favorables que l’an dernier. Un tiers d’entre eux a constaté une progression de son chiffre d’affaires.

En conséquence, les stocks sont plus importants, leur coût de gestion également par ricochets. Le tout dans un climat morose : la moitié des commerçants estiment que la conjoncture des sept premiers mois est négative et seulement 12 % d’entre eux qu’elle est positive.

Internet, ennemi numéro un

Mais d’une ville à l’autre, les évolutions sont très différentes. Alès, Mende, Montpellier et Sète ont connu une période de soldes plus faste qu’à Narbonne, Nîmes, Béziers et Carcassonne. Perpignan, victime du décalage calendaire de la date de démarrage (6 juillet contre le 22 juin ailleurs), a été particulièrement touchée par la morosité.

Partout, l’ennemi est pointé du doigt : le e-commerce dont la concurrence est jugée importante voire très importante pour 73 % des commerçants. Lesquels jugent à une large majorité que le phénomène des soldes « a tendance à s’essouffler ».

Globalement, une minorité de commerçants du Languedoc-Roussillon s’estime satisfait de la date de démarrage. « Elle est jugée généralement trop précoce pour pouvoir profiter pleinement de l’afflux touristique - jusqu’à 5 % du chiffre d’affaires de l’année - et du plein pouvoir d’achat de leurs clients qui n’ont pas encore perçu leurs salaires de fin de mois », précise l’étude de la CCI.