Béziers: «Midi Libre» répond au «petit caprice» et à la «haine» du maire Robert Ménard

POLEMIQUE Plusieurs élus d'extrême-droite ont pris l'habitude de provoquer les journalistes des titres de presse quotidienne régionale ces derniers mois...

Marc Nouaux

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Robert Ménard.
Robert Ménard. — N. Bonzom / Maxele Presse

La bataille fait rage à Béziers entre Robert Ménard, le maire et les journalistes du Midi Libre qu’il a mis en cause. La société des journalistes (SDJ) a dénoncé ce mardi une « quête irrationnelle de polémique » et une campagne d’affichage « haineuse » du maire d’extrême droite.

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L’élu héraultais a fait placarder dans sa commune une photo d’un chien tenant dans sa gueule un exemplaire de Midi Libre, au-dessus d’une inscription « Tous les jours, l’info en laisse ». « A qui appartient Midi Libre ? », interroge aussi l’affiche, avant de répondre : « à J-M Baylet, ministre des collectivités territoriales ».

L’attentat de Nice cause de la brouille ?

Jean-Michel Baylet est l’un des co-propriétaires du groupe La Dépêche du Midi, qui possède le puissant quotidien régional du même nom et a racheté Midi Libre. Plusieurs membres de sa famille figurent dans l’organigramme du groupe, dont son ancienne épouse, Marie-France Marchand-Baylet, qui a succédé comme PDG à Jean-Michel Baylet, devenu ministre en février.

Le maire de Béziers s’en prend « régulièrement depuis son élection aux journalistes de notre titre, individuellement ou collectivement », dénonce la SDJ. Selon eux, Robert Ménard reproche au journal de ne pas avoir relayé son discours suite à l’attentat du 14 juillet à Nice.

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« Le traitement et la hiérarchisation de l’information à Midi Libre dépendent de la seule rédaction et non de l’actionnaire majoritaire. A ce titre, le petit caprice de M. le maire de Béziers paraît bien dérisoire face à la gravité du drame qui a frappé Nice et la République », écrivent-ils.

D'autres polémiques avec des maires FN

Contactée mardi, la mairie n’était pas disponible immédiatement pour réagir.

Plusieurs responsables d’extrême droite s’en sont pris ces derniers mois à des journaux régionaux. A Fréjus (Var), le maire (FN) David Rachline a dénoncé dans une lettre le « journalisme aux relents de totalitarisme » de Var Matin, et pendant la campagne des régionales, Marine Le Pen avait accusé La Voix du Nord, qui avait pris position contre elle, de « s’ériger en autorité morale et (de) lancer des fatwas ».