Se sentir plus jeune que son âge, c’est bon pour la santé

SANTE Selon une étude publiée par des chercheurs de l’Université de Montpellier III, se sentir plus vieux que son âge augmente de 25% le risque d’hospitalisation future…

Jérôme Diesnis
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Selon l'étude des chercheurs montpelliérains, se sentir plus jeune que son âge réel diminuerait de 25% les risques d'hospitalisation futurs.
Selon l'étude des chercheurs montpelliérains, se sentir plus jeune que son âge réel diminuerait de 25% les risques d'hospitalisation futurs. — BERTRAND GUAY / AFP

Ce n’est pas tout à fait la méthode Coué, mais le mécanisme y ressemble en partie. Selon une étude portant sur 10.000 adultes menée par des chercheurs de l’ Université Montpellier-III Paul-Valéry, se sentir plus jeune dans la tête que l’âge de ses artères a des conséquences importantes pour la santé.

Le sentiment d’être plus vieux que son âge chez les personnes est associé à une augmentation de 25% du risque d’être hospitalisé dans les années à venir, quelle qu’en soient les causes, expliquent les chercheurs montpelliérains. « A l’inverse, ceux qui déclaraient se sentir plus jeune que leur âge, avaient de meilleures performances cognitives 10 ans plus tard », souligne Yannick Stephan, auteur de l’étude avec son équipe. La fameuse crise de la quarantaine, où les quadras retrouvent une partie de l’insouciance de l’adolescence avec les difficultés à gérer sa vie d’adulte, n’a donc pas que des mauvais côtés.

Intégrer l'âge subjectif au protocole de suivi médical

« Ce qu’on appelle l’âge subjectif est un bon marqueur de l’état de santé physique, mentale et biologique », reprend le chercheur. L’âge ressenti serait plus important que l’âge réel pour déterminer la santé d’un patient.

« C’est une information obtenue en posant une simple question, sans prise de sang et sans examen médical, mais qui donne des indications précieuses ». Le but : intégrer l’âge subjectif au protocole de diagnostic et de suivi médical, en détectant les personnes à risque.